elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Lutte contre le blanchiment : les suggestions du FMI au Cameroun pour sortir de la "liste grise" du GAFI

Deux ans après son placement sur la « liste grise » du GAFI, le Cameroun peine à finaliser les réformes attendues. Le FMI salue les progrès mais alerte sur le risque de perdre la confiance des investisseurs si des mesures supplémentaires ne sont pas mises en œuvre rapidement.

Publiée vendredi 20 juin 2025 à 16:27:32Modifiée vendredi 20 juin 2025 à 16:27:35Temps de lecture 4 minPar Marius Zogo

financement bon
Les flux financiers illicites préoccupent le Cameroun

En juin 2023, le Groupe d’action financière (GAFI), organisme mondial de surveillance du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme, a placé le Cameroun et 22 autres pays sur sa « liste grise » des pays qui ne respectent pas les normes internationales en matière de LBC/FT. Mais depuis lors, le gouvernement de Yaoundé a pris des mesures pour renforcer son régime de lutte contre le LBC/FT, selon le Fonds monétaire international (FMI) dans un récent rapport produit en marge des septièmes Revue de l’Accord élargi au titre du mécanisme élargi de crédit (MEC) et de l’Accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). D’après cette institution de Bretton Woods, le Cameroun travaille en collaboration avec des organisations internationales et régionales pour améliorer son système de LBC/FT. À titre d’illustration, le pays travaille avec le GAFI et le Groupe d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique centrale (GABAC) pour renforcer son régime de LBC/FT.

Lire aussi : Blanchiment des capitaux et financement du terrorisme : Paul Biya renforce l’Anif

Toujours dans l’optique de sortir de la liste grise, le FMI souligne que la création du Comité de coordination des politiques nationales de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes à destruction massive en octobre 2023, porte visiblement ses fruits. « Le Comité de coordination des politiques de LBC/FT a pris des mesures pour augmenter les ressources de la cellule de renseignement financier et renforcer la capacité des autorités d'enquête et des organes judiciaires à poursuivre les affaires de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme », indique l’institution financière.

Des perspectives prometteuses

En plus des actions déjà enclenchées par l’État du Cameroun, le FMI suggère d’autres travaux, notamment l'alignement des politiques nationales de LBC/FT sur les constats de l'évaluation nationale des risques et l'amélioration de l'accessibilité d'informations adéquates et à jour sur les bénéficiaires effectifs. À ce titre, les entreprises sont désormais tenues de soumettre des informations sur leurs bénéficiaires effectifs dans leurs déclarations annuelles. Il convient de préciser que cette recommandation du FMI est insistante, voire une pression faite au pouvoir de Yaoundé. En effet, dans son « Rapport d’assistance technique—Diagnostic de la gouvernance et de la corruption » publié en décembre 2023, l’institution dirigée par Kristalina Georgieva proposait ''d’adopter et de mettre en application le texte particulier prévu par la loi, en y prenant soin d’inclure notamment les précisions sur les éléments de définition des bénéficiaires effectifs, la désignation claire ou la précision de responsabilités des entités responsables de la collecte, ect.''

À noter que l’obligation de déclaration du bénéficiaire effectif à l’administration fiscale a été instituée dans la loi de finance 2023. Deux ans après, la mesure peine à être effective. Pourtant, le Guide de mise en œuvre du standard du bénéficiaire effectif au Cameroun renseigne qu’on considère comme bénéficiaire effectif les personnes physiques (agissant seules ou conjointement) exerçant en dernier ressort un contrôle sur la société par le biais d’une participation (directe ou indirecte) à hauteur d’au moins 20 % (qu’il s’agisse de droit de vote, d’un droit de propriété ou de tout autre droit).

Le Fonds monétaire international annonce également que le cadre de coopération entre l'Agence nationale d'investigation financière (ANIF) et la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) doit être renforcé pour améliorer l'audit des flux financiers suspects, afin de permettre au Cameroun non seulement de sortir de la « liste grise » mais aussi de lui éviter d’intégrer la « liste noire » comme la Côte d’Ivoire, l'Algérie, l'Angola, la Namibie et le Kenya ajoutés à la liste le 10 juin dernier.

Pour rappel, le maintien prolongé d’un pays sous « surveillance renforcée » peut avoir une incidence sur divers plans. Premièrement, cela peut entraîner une perte de confiance des investisseurs internationaux, ce qui peut avoir un impact négatif sur l'économie du pays notamment, la réduction des investissements directs étrangers (IDE). De plus, les pays de la liste grise peuvent rencontrer des difficultés pour accéder aux marchés financiers internationaux, ce qui peut rendre plus difficile l'obtention de financements pour les projets de développement. Les transactions financières impliquant des entités du pays placé sur la liste grise peuvent être soumises à des contrôles supplémentaires et à des coûts plus élevés, ce qui peut rendre les affaires plus difficiles et plus coûteuses.

Lire aussi : Blanchiment d’argent : l’UE place cinq pays africains, dont la Côte d'Ivoire, sur sa liste noire

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Politiques Publiques
  • Lutte contre le blanchiment : les suggestions du FMI au Cameroun pour sortir de la "liste grise" du GAFI
BEACFMIGAFIArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Une vue du centre-ville de YaoundéPolitiques PubliquesCameroun : l’État récupère 6 milliards FCFA dans les affaires de corruption, mais leur gestion interrogeLa Conac, chargée de lutter contre la corruption au Cameroun, souhaite désormais la mise en place d’un organisme chargé de suivre l’utilisation des sommes récupérées et de veiller à ce qu’elles servent à financer des projets de développement.il y a 23 heuresMinfopraRPolitiques PubliquesCameroun : le nettoyage du fichier solde de l'État de nouveau repoussé après huit ansMalgré plusieurs milliers de radiations et l’entrée en service de l’application Aigles, le Cameroun peine à achever l’identification et l’exclusion des agents publics qui continuent de percevoir un salaire sans y avoir droit.il y a 23 heuresEpremiumWhatsApp Image 2026-10-14 at 13.08.55Politiques PubliquesLa France et le Tchad structurent leur coopération de défense «sur des bases renouvelées»La France et le Tchad ont signé mardi à Paris une déclaration d’intention pour relancer leur coopération de défense, deux ans après la rupture de l’accord militaire par N’Djamena.il y a 1 jourEpremiumWhatsApp Image 2026-10-13 at 18.00.32Politiques PubliquesCameroun : pourquoi l’État presse les communes d’apurer leurs impayés Dès 2027, le Cameroun veut accélérer la résorption de ses arriérés intérieurs et demande aux collectivités territoriales décentralisées de solder en priorité leurs restes à payer. Une exigence qui intervient alors que les quotas d’allocations des ressources peinent à être respectés.il y a 1 jourEpremiumFRANCE-EGUINEA-DIPLOMACY-CORRUPTION-JUSTICE-ESTATEPolitiques PubliquesBiens mal acquis : avenue Foch, la vente qui fâche la Guinée EquatorialeLa mise en vente de l’hôtel particulier confisqué à Teodorin Obiang, dans le très chic XVIe arrondissement de Paris, ravive les tensions entre la France et la Guinée équatoriale. Malabo envisage des représailles, tandis que des diplomates refusent toujours de quitter les lieux malgré une décision d’expulsion.il y a 1 jourRoutes-CamerounPolitiques PubliquesLe Cameroun obtient un prêt 139,2 milliards FCFA de la BID pour réhabiliter la route Douala - BafoussamAprès deux années de négociation, le Cameroun vient d’obtenir un financement de la Banque islamique de développement pour améliorer la circulation entre le Littoral à l’Ouest du pays. il y a 1 jour

Articles similaires

inflationConjonctureCEMAC : la BEAC redoute un retour de l'inflation au-dessus de 3 %Les tensions sur le transport maritime et le coût des importations figurent parmi les principaux facteurs de risque.il y a 23 heuresDes pièces de monnaieConjonctureCEMAC : les pièces de monnaie émises entre 1958 et 1985 perdront leur cours légal dès le 1er novembre 2026Leur démonétisation accompagne le déploiement de la nouvelle gamme « Type 2024 » de la BEAC.il y a 6 joursEpremiumMicrofinance-Banques et FinanceCameroun : les microfinances basculent dans le rouge avec 6,9 milliards FCFA de pertes en 2025Après cinq années consécutives de bénéfices, les établissements de microfinance camerounais ont enregistré une perte cumulée de 6,9 milliards de FCFA en 2025. Une contre-performance qui survient malgré la progression des dépôts et des crédits, sur fond de créances en souffrance élevées et de pressions sur les marges. Décryptage.il y a 6 joursJaime2Politiques PubliquesTitres publics : le Cameroun veut emprunter 125 milliards FCFA sur des BTA de 13 et 26 semainesEn quête de 125 milliards de FCFA ce 5 octobre, le Trésor camerounais revient sur le marché de la BEAC pour rebondir après des émissions récentes aux résultats mitigés.il y a 1 semaineIMG_20261002_151215Banques et FinanceCameroun : les prêts à moyen terme propulsent le crédit bancaire à plus de 7 000 milliards FCFA à fin juinLes crédits à long terme, pourtant les plus dynamiques, ne représentent qu'une part marginale de l'encours qui a bondi de 11,4 % en un an.il y a 1 semaine
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1CEMAC : les pièces de monnaie émises entre 1958 et 1985 perdront leur cours légal dès le 1er novembre 2026il y a 6 jours2Hydroélectricité : la BAD et la BDEAC s'engagent dans le projet Minkouma, estimé à 584 milliards FCFAil y a 2 jours3Gabon : l’État place une société agricole sous administration provisoire après l’échec de sa dissolutionil y a 5 jours4Youssoufa Bouba : le banquier de l’ombre qui fait briller Afrilandil y a 1 semaine5Cameroun : les grandes multinationales bientôt obligées d'ouvrir 20 % de leur capital à la BVMAC ?il y a 2 jours6Remaniement ministériel au Gabon : les sortants, les promus et les rescapés d'Oligui Nguemail y a 3 jours7Carburants : pourquoi la BEAC pousse les pays de la CEMAC vers la raffinerie Dangoteil y a 2 jours8Cameroun : l'État relance, 12 ans après, le projet de complexe industriel agroalimentaire à Kaélé pour 23 milliards FCFAil y a 1 semaine9Gabon : qui est Olivier Mouckocko, l'ancien cadre d'Eramet nommé ministre de l'Eau et de l'Énergie ?il y a 2 jours10Congo : le chômage frappe 40 % des jeunes actifs, le plus haut taux d'Afrique centraleil y a 5 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.