Entre janvier 2025 et janvier 2026, l’encours des financements levés par les États de la CEMAC (Cameroun, Gabon, Tchad, RCA, Guinée équatoriale, Congo) sur le marché régional des titres publics s’est établi à 9 451,4 milliards FCFA(environ 16,9 milliards de dollars). Selon le rapport des Statistiques mensuelles du marché des valeurs du Trésor de la CEMAC publié par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), ce montant correspond à une augmentation de 1 959 milliards FCFA, soit une hausse de 26 % en glissement annuel.
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Cet encours est constitué à 82,9 % d’obligations du Trésor assimilables (OTA) et à 17,1 % de bons du Trésor assimilables (BTA). La progression est principalement portée par le Gabon, particulièrement actif sur le marché durant la période sous revue, avec une hausse de 74 % de son encours, à 2 886 milliards FCFA. Cette dynamique positionne Libreville comme premier émetteur régional, avec 30,5 % de l’encours total à fin janvier 2026, devant le Congo pour la première fois depuis 2023.
Avec un encours de 2 457 milliards FCFA, Brazzaville représente 29,5 % du total, suivi du Cameroun (19,3 %) et du Tchad (12,1 %).
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Parallèlement, la BEAC relève une amélioration du taux de souscription aux émissions souveraines, passé de 60,28 % à 71,75 % en un an, traduisant un regain d’intérêt des investisseurs. La participation des Spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), principaux intermédiaires du marché, est restée relativement stable, autour de 22,3 %, malgré un léger recul mensuel, de 23,01 % en décembre 2025 à 22,39 % en janvier 2026.
La hausse de l’encours confirme le dynamisme du marché régional, malgré un renchérissement du coût de la dette. Le taux moyen des émissions est passé de 7,70 % à 8,78 % sur la période, avec des niveaux plus élevés pour les obligations longues (10,86 % pour les OTA, contre 7,05 % pour les BTA). Cette hausse s’inscrit dans un contexte de resserrement monétaire engagé par la BEAC, qui a relevé ses taux directeurs pour préserver les réserves de change et contenir les pressions inflationnistes.
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Ce durcissement des conditions financières pourrait toutefois compliquer les stratégies d’endettement des États. Selon les programmes indicatifs transmis à la BEAC, les pays de la CEMAC prévoient de mobiliser 3 906,5 milliards FCFA sur le marché régional en 2026, dont 1 165 milliards FCFA pour le Cameroun, 1 046 milliards pour le Gabon et 690 milliards pour le Congo. Le Tchad et la Guinée équatoriale visent respectivement 520 milliards et 419 milliards FCFA, tandis que la RCA prévoit 66,5 milliards FCFA.








