Le 19 décembre 2024, la Banque africaine de développement (BAD) a publié le Rapport d’évaluation du Programme d’appui au secteur des transports phase IV- Reconstruction du corridor économique Douala-Ndjamena-Section Ngaoundéré-Garoua. De ce document qui présente la structure financière de ce projet, on apprend que le gouvernement camerounais va débourser la somme de 7,508 milliards de Fcfa (9,190 millions d’euros) en guise de fonds de contrepartie. Ce qui représente 2,70% du coût total du projet évalué à 223,470 milliards de Fcfa (340,678 millions d’euros).
Selon le document consulté par EcoMatin, les fonds que le Cameroun devra verser seront issus du Budget d’investissement public et reversés durant chaque année d’exécution du programme. Toutefois, la BAD précise que « le niveau de la contrepartie du pays, en deçà des seuils fixés par la Banque (50% BAD et 10% FAD), se justifie par les paramètres financiers du Cameroun, tels qu'ils apparaissent dans le DSP 2023-2028.», peut-on lire dans le document qui date de novembre dernier.
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Pour accompagner le gouvernement dans sa volonté à vouloir réhabiliter cet axe important dans le corridor Douala-Ndjamena, la BAD va débloquer 216,7 milliards de Fcfa (330,48 millions d’euros) soit 97,30% du financement total nécessaire au projet. Ce financement a d’ailleurs été approuvé le 13 décembre dernier à l’issue d’un conseil d’administration de la Banque. Les fonds issus de la Banque sont repartis tel que suit : 208,752 milliards de Fcfa (318,241 millions d’euros) de la BAD, 8,028 milliards de Fcfa (12,239 millions d’euros) du Fonds africain de développement et 661, 204 millions de Fcfa (1,008 million d’euros) don du Fonds spécial du Mécanisme de financement de la préparation des projets d’infrastructures du NEPAD (IPPF-NEPAD).
En se positionnant comme principal financeur de ce projet routier long de 240,85 KM, la BAD envisage à terme « la réhabilitation de la section la plus dégradée, Ngaoundéré-Garoua permettra d’améliorer la performance du réseau routier camerounais à l’effet de promouvoir la participation et l’investissement privé dans les secteurs agroindustriels, du transport et de la logistique, le long du corridor Douala-N’Djamena et facilitera en même temps, le commerce transfrontalier », a indiqué Serge N’Guessan, directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale.
Pour donc y parvenir l’institution financière a pris en compte différents aléas que pourraient rencontrer le projet dans sa mise en œuvre qui s’étendra sur 5 ans (2025-2030). « Le montant du programme a été évalué sur la base des quantités déterminées à la suite des études techniques d’avant-projet détaillées et des éléments de prix issus de projets similaires réalisés au Cameroun. Par ailleurs, des imprévus physiques sont pris en compte pour couvrir d’éventuelles variations de quantités des travaux, à la suite de l’établissement du projet d’exécution des différents marchés. De même, une provision pour aléas financiers calée sur l’évolution probable des prix des intrants a été considérée.», rajoute le document.
Rappelons que le Programme d’appui au secteur des transports phase IV-Reconstruction du corridor économique Douala-Ndjamena-Section Ngaoundéré-Garoua a pour objectif d’améliorer la performance du réseau routier Camerounais pour promouvoir la participation et l’investissement privé dans les secteurs agroindustriels, du transport et de la logistique le long du corridor Douala-N’Djamena et de faciliter le commerce transfrontalier. Celui-ci s’aligne à la fois aux objectifs de développement du pays pris en compte dans la Stratégie nationale de développement mais aussi aux orientations de la BAD dans le Document de stratégie pays pour le Cameroun qui couvre la période 2025-2028.














