Dans une note qu’il vient de publier, le gouvernement gabonais révèle que, « sur instructions du président de la République le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema et du Premier ministre Raymond Ndong Sima », des discussions ont repris avec la Banque mondiale dans un contexte marqué par la suspension des financements en faveur du Gabon.
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« L’objectif de cette rencontre était de faire le point sur les projets en cours financés par la Banque Mondiale, ainsi que sur ceux en préparation dans les secteurs de l'eau, de l'électricité et de l'aménagement urbain », apprend-on. La source ajoute que les discussions ont également porté sur l'avancement du Recensement Général de la Population et des Logements (RGPL) et sur la réforme du Système Statistique national, en partie financés par la Banque Mondiale via le projet HISWACA (Harmonisation et Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre).
« À l'issue des échanges, la délégation de la Banque mondiale a réaffirmé sa confiance dans la capacité du Gabon à régulariser ses paiements d’arriérés, soulignant ainsi l’importance de poursuivre cette coopération économique de manière accélérée », indique le document.
Six mois après qu’elle ait levé sa suspension de financements, la Banque mondiale a de nouveau coupé des décaissements au bénéfice du Gabon pour insolvabilité. Dans un communiqué publié le 13 janvier dernier, le ministère gabonais des Comptes publics fait la révélation suivante : « La Banque mondiale a mis en œuvre la suspension de ses décaissements en faveur du Gabon en raison d’arriérés de dettes établis au 10 janvier 2025 à la somme de 17 milliards de FCFA ».
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Cette situation « ponctuelle », explique le ministère, tient à plusieurs facteurs : l’insuffisante mobilisation sur le marché international de ressources prévues dans la loi de finances ; la prise en charge volontariste de mesures sociales additionnelles fortes, particulièrement attendues de longues dates par les populations ; l’affection circonstancielle de ressources importantes à des opérations stratégiques pour le pays.
Néanmoins, indique le ministère des Comptes publics, l’État gabonais s’engage à mettre en œuvre toutes les dispositions nécessaires « pour apurer, dans les meilleurs délais, les arriérés en question ». A preuve, souligne le ministère, à fin novembre 2024, l’État des paiements de la dette publique du Gabon est de 1 210 milliards de FCFA.








