Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont propulsé les résultats de TotalEnergies au deuxième trimestre. Le groupe français a annoncé, le 23 juillet, un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars, soit le double des 2,7 milliards enregistrés un an plus tôt, profitant de la hausse des cours du pétrole et des marges de raffinage provoquées par les craintes pesant sur l'approvisionnement mondial en hydrocarbures. Le bénéfice net ajusté, principal indicateur suivi par les marchés, a progressé de 68 %, à 6,03 milliards de dollars, un niveau conforme aux attentes des analystes. Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net atteint 11,2 milliards de dollars, en hausse de 73 % sur un an.
« Dans un contexte de prix élevés lié au conflit au Moyen-Orient, TotalEnergies tire parti de son modèle intégré et de la diversification de son portefeuille », a déclaré le directeur général Patrick Pouyanné dans un communiqué.
La performance intervient alors que les perturbations dans le détroit d'Ormuz et la poursuite de la guerre entre la Russie et l'Ukraine entretiennent les tensions sur les marchés de l'énergie. La hausse des prix du brut et l'amélioration des marges de raffinage ont largement compensé le recul de la rentabilité de la branche gazière intégrée, que TotalEnergies avait déjà signalé la semaine dernière comme inférieure aux attentes.
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À l'instar de Shell, BP ou Equinor, le groupe a également bénéficié de ses activités de négoce, devenues un levier de performance dans un environnement marqué par une forte volatilité des prix. La veille, le norvégien Equinor avait lui aussi publié des résultats supérieurs aux prévisions, portés par la hausse des prix du gaz en Europe. Fort de ces résultats, TotalEnergies poursuit sa politique de rémunération des actionnaires. Le groupe versera un dividende intérimaire de 0,90 euro par action, en hausse de 5,9 % sur un an, et prévoit de racheter jusqu'à 1,5 milliard de dollars de ses propres actions au troisième trimestre, un montant identique à celui du trimestre précédent.
Le groupe maintient toutefois sa stratégie d'allocation du capital. Malgré un prix du pétrole désormais supérieur à l'hypothèse de 60 à 70 dollars le baril retenue en début d'année pour son programme de rachats d'actions, il privilégie l'utilisation des revenus supplémentaires pour réduire son endettement. Son ratio d'endettement est ainsi revenu à 13,1 % à fin juin, contre 15,5 % trois mois plus tôt.
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