Au cours de la période allant du 1er juillet au 30 septembre 2025, le visa sera gratuit pour les étrangers désirant se rendre au Gabon. C’est ce qui ressort, entre autres, d’un conseil des ministres présidé le 30 mai dernier à Libreville, par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. A la lecture du communiqué final des travaux, les autorités gabonaises expliquent qu’il s’agit-là, d’un levier visant à encourager la participation des visiteurs internationaux à l’événement « Caravane touristique du Gabon », à accroître la fréquentation touristique en haute saison, ainsi qu’à soutenir les opérateurs locaux, les artisans et les communautés.
À cet effet, il est proposé la gratuité des visas touristiques pour tous les ressortissants étrangers souhaitant visiter le Gabon au cours de la période sous revue ; la délivrance accélérée des visas, dans un délai maximal de 48 heures, via les ambassades, les consulats et les plateformes numériques habilitées. Aussi, le Conseil s’est également réjoui de la mise en place progressive d’une unité de police touristique, rattachée aux services du ministère de l’Intérieur, dont la mission consistera notamment à sécuriser les sites et circuits touristiques, tout en assurant l’accueil, l’orientation et l’accompagnement des visiteurs.
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Le Gabon a prévu de consacrer 21,6 milliards FCFA d’ici 2026 au développement de son secteur touristique, selon le Plan national de développement pour la transition (PNDT). Ce budget vise à faire du tourisme un vecteur de lutte contre la pauvreté et de développement économique des régions rurales du pays. La priorité est faite au tourisme durable, avec pour objectif de développer une offre touristique nationale concrète et d'attirer plus de 600 000 arrivées chaque année d'ici 2029.
Les autorités gabonaises espèrent ainsi développer le secteur touristique pour améliorer sa contribution à l'économie nationale. Le pays est doté d'un important potentiel avec 80% de forêt tropicale humide parmi les mieux préservées au monde, abritant une riche biodiversité.
Mais il faut noter qu’en supprimant des droits de visa sur une période d’un mois, le gouvernement renonce volontairement à des revenus. Le calcul étant de peut-être de gagner en nombre de visites de touristes dont les dépenses en territoire gabonais pourraient compenser les pertes en matière de frais de visas.
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