Selon les données du World Factbook de la Central Intelligence Agency (CIA), l’Afrique du Sud occupe la première place du classement africain des pays comptant le plus grand nombre d’aéroports et d’aérodromes, avec 573 infrastructures recensées. Ce total, qui inclut les installations pavées et non pavées, démontre à la fois la maturité de son secteur aérien et la densité de ses connexions intérieures. Ce tableau, qui recense l’ensemble des installations aériennes reconnues, met en avant dix pays disposant des réseaux aériens les plus développés du continent, parmi lesquels figurent deux États d’Afrique centrale (la République Démocratique du Congo et l’Angola) mais aucun de la CEMAC.
En tête du classement, l’Afrique du Sud se distingue par un réseau aérien étendu et diversifié. Ses principaux hubs à savoir OR Tambo International à Johannesburg, Cape Town International et King Shaka à Durban concentrent la majorité du trafic passagers et des opérations aériennes. L’aéroport OR Tambo à lui seul a accueilli plus de 17,8 millions de passagers entre avril 2023 et mars 2024, avec plus de 204 000 mouvements d’avions, selon les données de l’OAG (Official Airline Guide). En dehors de ces grandes plateformes, le pays compte des centaines de petites pistes d’atterrissage soutenant l’exploitation minière, le tourisme de safari ou encore le transport agricole et municipal.
Pas de pays de la CEMAC dans le Top 10
Derrière l’Afrique du Sud, le Kenya occupe la deuxième place avec 368 aéroports et aérodromes, suivi de la République Démocratique du Congo (RDC), leader de la région Afrique centrale avec ses 273 aéroports et aérodromes. En RDC, le réseau aérien constitue un maillon vital de la connectivité nationale. L’étendue du territoire et les contraintes géographiques, notamment les forêts et le fleuve Congo, rendent le transport aérien indispensable. L’aéroport international N’djili à Kinshasa et celui de Goma figurent parmi les plus fréquentés, tandis que plusieurs dizaines de pistes locales permettent d’acheminer le personnel et le matériel dans les zones minières ou isolées. Ce maillage aérien soutient l’activité économique et la circulation des biens à l’intérieur du pays.
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Plus loin dans le classement, l’Angola, autre pays d’Afrique centrale, occupe la neuvième place avec 107 aéroports et aérodromes. Son réseau est structuré autour de l’aéroport international Quatro de Fevereiro de Luanda, qui centralise le trafic international. Le reste du pays est desservi par des pistes pavées et non pavées, réparties sur l’ensemble du territoire, notamment dans les régions minières et agricoles. Ces infrastructures, en partie héritées d’anciens programmes d’aménagement, contribuent à la mobilité intérieure et au transport de marchandises.
Dans ce classement continental dominé par l’Afrique du Sud, le Kenya et la RDC, la Namibie (259 aéroports et aérodromes) et de la Tanzanie (206) complètent le Top 5. Viennent ensuite le Zimbabwe (144), le Botswana (122), la Zambie (120), l’Angola (107) et l’Algérie (95). L’absence des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) souligne un retard structurel dans le développement des infrastructures aériennes de la sous-région, où la majorité des États ne disposent que d’un nombre limité d’aéroports internationaux et de quelques aérodromes régionaux. Ce déficit contraste avec les ambitions d’intégration économique et de mobilité intra-africaine portées par les politiques régionales de transport.


