Suite à la mise sous administration provisoire de la Nouvelle Financière Africaine (Nofia), majoritairement contrôlée par l’homme d’affaires et homme politique David Manfouo, les actionnaires sont convoqués le 8 décembre prochain au siège de l’établissement de microfinance à Douala pour examiner un « plan de restructuration ». Ce document comprend notamment la présentation de la nouvelle répartition du capital social, consécutive à l’augmentation du capital de l’institution.
Ainsi donc, le capital actuel de Nofia d’un montant de 1,2 milliard de FCFA va connaître une hausse. Le montant n’a pas encore été dévoilé. Aussi, l’on ne sait pas encore si le capital en cours d’augmentation va enregistrer de nouveaux actionnaires.
Lire aussi : Cameroun : la microfinance Nofia de David Manfouo placée sous administration provisoire
C’est depuis le 26 juin 2025 que la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) a décidé la mise sous administration provisoire de la microfinance Nofia dont le promoteur est très connu à travers la chaîne de nettoyage de vêtements « Elegance Pressing ». L’institution indique qu’elle a pris cette mesure à cause de manquements observés dans le management. « Cette mise sous administration provisoire, explique le gendarme bancaire de la zone Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), constitue une mesure de sauvegarde qui a pour but de rétablir très rapidement les conditions normales d'exploitation de la Nofia S.A ».
Lire aussi : CEMAC : la COBAC a retiré l’agrément à 70 microfinances en 2024
Ce qui signifie que l’administration de cet établissement dont le siège se trouve à Bonanjo, à Douala, la capitale économique du Cameroun, était problématique, au point de susciter l’intervention du gendarme financier. En principe, l’administration provisoire confiée à Bogni Ngueya devait s’achever en décembre prochain si elle est menée à bon port. Sinon, elle sera peut-être renouvelée jusqu’à assainissement des états financiers.
Nofia cumule 16 ans d’activités dans le domaine de la collecte des fonds du public (épargne), l’octroi des crédits et la mise à disposition des moyens de paiements de sa clientèle. Mais l’établissement de microfinance vient rallonger la liste des établissements en difficulté dans le pays.








