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Un réseau de contrebande démantelé dans le Sud-Ouest Cameroun

La douane camerounaise a saisi 1000 bouteilles et cartons vides destinés à contenir du whisky de contrebande, et deux tonnes d’emballages plastiques non biodégradables.

L’opération Halcomi (Halte pour le commerce illicite) porte de nouveaux fruits. Les services douaniers ont saisi des produits d’emballage destinés à la contrebande de Whisky à Mudeka, dans la région du Sud-Ouest. Il s’agit de 1000 bouteilles et autant de cartons vides.

A cela s’ajoute deux tonnes d’emballages plastiques non biodégradables saisis dans la même période à Tiko, dans la région du Sud-Ouest. Cette localité constitue l’une des principales portes d’entrée des marchandises introduites de façon illicite au Cameroun via le Nigeria.

Ces résultats sont enregistrés moins de deux semaines après des contrôles sur le terrain ayant abouti à la confiscation de 300 sacs de ciment de contrebande à Demsa dans le Nord-Cameroun le 22 août dernier. Le lendemain une importante saisie de 7 590 boîtes de Mebendazole avait lieu à Bafoussam. Les produits pharmaceutiques interceptés étaient tous périmés depuis 2017. 

Le commerce illicite, la fraude et la contrebande constituent un énorme manque à gagner pour le pays, soit 250 milliards de Francs CFA chaque année, selon les résultats de l’étude de la seconde phase de l’opération Halcomi rendus publics en 2018. La même étude fixait à plus de 100 milliards de Francs CFA les pertes induites par les activités  commerciales illicites à l’intérieur des frontières nationales.

Les produits les plus frappés par ces phénomènes sont : les produits pétroliers, les huiles de consommation, les produits pharmaceutiques et cosmétiques, les liqueurs, l’or, les véhicules et pièces détachées, les armes légères et les explosifs, les produits de braconnage et les congelés. Les principales portes de transit restent l’Extrême-Nord, le Sud-Ouest, l’Est, l’Adamaoua, et le Littoral.

Le gouvernement est à pieds d’œuvre pour endiguer les phénomènes de contrebande et de commerce illicite. A travers l’opération Halte au commerce illicite, lancée le 16 août 2016, Yaoundé ambitionne d’opérer un quadrillage systématique et permanent des zones terrestres, aériennes et maritimes et de contrôler ainsi le flux des opérations commerciales. Ce, dans le but d’inverser la tendance causée par des frontières trop poreuses et la corruption des agents aux postes de frontières.

Selon la direction de la Douane, l’opération Halcomi a enregistré 745 affaires liées à ce fléau au premier semestre de l’année 2020. Le traitement desdites affaires a généré des revenus de l’ordre de 647.661 millions de Francs CFA de droits compromis et 265.680.000 Francs CFA d’amendes. En comparaison avec les données de la même période en 2019,  ces statistiques révèlent une hausse de 12 affaires, une évolution du montant des droits compromis de 15 millions de Francs CFA et une baisse des amendes  de l’ordre de 35 millions de Francs CFA . La cellule a déjà mobilisé des ressources de 913 milliards de Francs CFA durant les six premiers mois de l’année en cours. En 2019. Sur le territoire, la saisie de marchandises frauduleuse avait généré des recettes de 1,65 milliard de Francs CFA en 2019, contre 1,5 milliard de Francs CFA en 2018 et 900 millions de Francs CFA en 2017.

Fort de ces résultats positifs, le gouvernement envisage renforcer la surveillance sur le terrain. Le 25 août dernier, le directeur général de la Douane, Fongod Edwin Nuvaga, a instruit ses collaborateurs d’optimiser les déploiements. Il faisait écho à une récente instruction du chef de l’Etat relative à un regain de « la dynamisation de la fonction de surveillance et de protection de l’espace économique national, à travers notamment la consolidation des acquis des missions spéciales de lutte contre les trafics illicites, de surveillance du territoire et d’accompagnement du commerce licite (Halcomi) ». Objectif  accroitre les recettes douanières.

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