Les têtes d’affiches de la 12e édition de l’Africa CEO Forum (ACF), prévue les 12 et 12 mai prochain à Abidjan (Côte d’Ivoire), sont déjà en partie connues. Au moins quatre dirigeants politiques de premier plan ont d’ores-et-déjà confirmé leur présence dans la capitale ivoirienne pour discuter, avec quelques 2000 grands patrons du secteur privé, investisseurs, etc., en provenance de plus de 75 pays, des stratégies à adopter pour aider l’Afrique à s’adapter à ce qui de manière décisive se dessine comme le nouvel ordre mondial, marqué par la montée du protectionnisme, la réduction de l’aide au développement et des coûts d’endettement inédits. En l’occurrence, Alassane Dramane Ouattara de Côte d’Ivoire, Bassirou Diomaye Faye du Sénégal, John Dramani Mahama du Ghana et Taye Atske-Selassie d’Ethiopie. Un parterre de décideurs est annoncé à ce sommet annuel co-organisé par Jeune Afrique Media Group (JAMG) et la Société financière internationale (IFC), membre du groupe de la Banque mondiale.
A l’instar de Robert Beugré Mambé, Premier ministre de la République de Côte d'Ivoire, Kassim Majaliwa Majaliwa, Premier ministre de la République Unie de Tanzanie, Amadou Oury Bah, Premier ministre de République de Guinée, Makhtar Diop, directeur général de l'IFC, Sidi Ould Tah, président de la BADEA, Serge Ekué, président de la BOAD, Christel Heydemann, directrice générale du Groupe Orange, Aigboje Aig-Imoukhuede, président d'Access Holdings PLC, Samaila Zubairu, président & CEO de l'AFC, Philippe Labonne, président d'AGL, Soren Toft, CEO de MSC, Thierry Hebraud, CEO de MCB, Aboubaker Omar Hadi, président de DPFZA-GHIH, Stan Mittelman, CEO de Vivo Energy, Mathieu Friedberg, CEO de CEVA Logistics, Françoise Lombard, CEO de Proparco, Aïda Diarra, Senior VP et Head of Sub-Saharan Africa de Visa, Abdou Diop, Managing Partner de Forvis Mazars Group, Fatoumata Sanogo, CEO de Petroci, Christian Stammkoetter, President Asia, Africa and Middle East de Danone, etc.
Lire aussi : Africa CEO Forum : les leçons de Kigali
Placé sur le thème interrogatif : « Un New Deal public-privé peut-il rebattre les cartes en faveur du continent ? », cette édition 2015 de l’ACF se donne d’explorer les perspectives d’un « New Deal » pour renforcer les relations entre les gouvernements et les entreprises en Afrique. Celui-ci repose, selon les organisateurs, sur trois piliers essentiels : l'amélioration de la gouvernance, l’optimisation des politiques publiques et l’accélération de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). JAMG et son partenaire partagent en effet la conviction que malgré le retour en force du nationalisme économique, les opportunités de commerce et d'investissement sud-sud augment, autant que de nouvelles possibilités de se développer et d'innover s’offrent aux entreprises africaines, sur le continent et au-delà.
« Le contexte transactionnel actuel impose à l’Afrique de lever enfin les freins qui entravent encore son secteur privé. Il n’y a pas d’autre alternative. Parce qu’il sait faire preuve d’agilité stratégique, de capacité d’innovation et de réactivité face aux mutations économiques, le secteur privé est le meilleur atout économique du continent. Donner aux entreprises les moyens d’être le moteur du développement, c’est la mission portée par l’Africa CEO Forum depuis sa création », souligne Amir Ben Yahmed, président de l’ACF.
Lire aussi : Africa CEO Forum : Ralph Tendai Mupita, un destin pour la tech africaine
Dans le contexte décrit plus haut, améliorer la gouvernance et la transparence sera essentiel pour créer un environnement favorable aux affaires, garantir une plus grande efficacité dans la prise de décision publique et renforcer la confiance des investisseurs. « Les politiques publiques devront être stratégiquement conçues pour relever les défis structurels du continent, notamment le développement des industries à forte valeur ajoutée, la promotion de l'industrialisation et l'exploitation du potentiel énergétique et humain de l'Afrique. Par ailleurs, l'accélération de la mise en œuvre de la Zlecaf sera déterminante pour dynamiser le commerce intra-africain, améliorer les infrastructures et positionner la région comme un acteur économique mondial de premier plan », poursuivent les organisateurs. Pour qui l’Africa CEO Forum servira justement de plateforme pour des débats stratégiques de haut niveau, des négociations et des ateliers, abordant des thèmes tels que la gouvernance pilotée par l'intelligence artificielle, l'avenir énergétique de l'Afrique, la résilience des chaînes d'approvisionnement et l'évolution du financement local dans un contexte de baisse de l'aide au développement.
L’Africa CEO Forum est le plus grand rassemblement économique du continent, réunissant chaque année les plus hauts dirigeants africains, les investisseurs mondiaux et les chefs de gouvernement. Le directeur général de l’IFC, Makhtar Diop, déclare que le partenariat entre JAMG et l’institution qu’il dirige reflète l’engagement de cette dernière « en faveur d’un secteur privé dynamique et tourné vers l'avenir en Afrique ». « En soutenant des solutions locales et en les rendant plus attractives pour les investisseurs, nous travaillons avec les dirigeants du secteur privé africain pour lancer de nouveaux modèles de progrès durables », ajoute-t-il.



