Alibaba veut poser ses valises en Guinée Equatoriale. Le géant chinois de la vente en ligne a manifesté son intention le 03 avril 2026 à Malabo lors d’une réunion de travail présidée par le Vice-Président de la République équato-guinéenne, Nguema Obiang Mangue. Le groupe a présenté son ambition de développer un système de commerce électronique et de paiement numérique, permettant d’acheter et de vendre des produits sur Internet de manière plus rapide et sécurisée. C’était en présence des représentants du secteur bancaire national et des créateurs de contenu numérique locaux, conviés à l’effet d’analyser les opportunités offertes par ce modèle économique.
Selon le Bureau d’information et de presse du pays, l’un des objectifs est de faire de la Guinée équatoriale « un poste de référence pour un marché potentiel de plus de 160 millions de personnes, couvrant les pays CEMAC et la République démocratique du Congo, en centralisant les opérations commerciales de la nation équatoriale. » Pour le gouvernement de Malabo, l’arrivée d’Alibaba en Guinée équatoriale ouvrirait de nouvelles opportunités aux commerçants du pays, qui pourraient vendre leurs produits à davantage de clients nationaux et internationaux, tout en réduisant les coûts et modernisant leurs activités. « Cela faciliterait également l’entrepreneuriat et aiderait de nombreux jeunes à créer de nouvelles activités économiques via Internet » a-t-il indiqué sur le portail de son site Web.
LIRE AUSSI : Gabon : pourquoi le gouvernement suspend les réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national
Cette destination est en réalité une de plus sur une liste ouverte depuis quelques années en Afrique. En 2024 au Maroc, Alibaba a lancé une plateforme électronique basée sur un système d’abonnement fixe. Elle venait ainsi donner accès à des services de visibilité et de marketing, mettant en relation les entreprises locales et partenaires étrangers pour faciliter les opérations en ligne. Plus tôt, le groupe chinois se déployait déjà en Afrique de l’Est notamment au Rwanda en 2018 et en Ethiopie en 2019. Une politique d’expansion sans doute liée à une croissance progressive du commerce en ligne en Afrique. Selon le rapport Payments and E-Commerce in Africa 2024, le nombre d’Africains achetant des produits en ligne aurait progressé de 17% entre 2020 et 2025 pour se fixer à 500 millions de personnes.
Il faudra attendre encore, pour compter la Guinée Equatoriale parmi les pays actifs d’Alibaba, le temps de l’aboutissement des négociations engagées et en cours. Ces dernières, approuvées par le gouvernement de Malabo, devraient permettre d’étudier les besoins de l’entreprise et les installations possibles pour son implantation dans le pays.



