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Agro-industrie : les exportations de bananes évoluent en dents de scie

Après avoir atteint leur plus bas niveau en avril dernier, les exportations de bananes ont repris la courbe ascendante au mois de mai 2019 (+21%). Mais cette performance est toujours en dessous des 21 000 tonnes observée en début d’année.

Selon les statistiques publiées par l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), le Cameroun a exporté 16 135 tonnes de banane en mai 2019, soit une hausse de 2754 tonnes en valeur relative par rapport au mois d’avril 2019 et 21% en valeur absolue. Une performance certes positive au regard des chiffres enregistrés au mois d’avril dernier, mais beaucoup plus négative par rapport à ceux de janvier à mars.
En effet, avec une quantité de 13 381 tonnes en avril 2019, les exportations de bananes avaient atteint leur plus bas niveau depuis janvier 2019. Si les producteurs de bananes en activité au Cameroun ont mieux fait en mai 2019, par rapport au mois d’avril, ces performances enregistrées sont toutefois, bien en dessous de celles réalisées au premier trimestre 2019. En effet, entre janvier et mars derniers, les exportations de bananes au Cameroun ont oscillé entre 19 000 et 21 000 tonnes chaque mois.


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Une situation majoritairement due à la disparition de la Cameroon Development Corporation (CDC) du fichier des exportateurs depuis septembre 2018. Harcelés par les séparatistes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun depuis 2 ans, les employés de la CDC (2ème producteur de banane du pays après la société des Plantations du haut Penja -PHP- filiale locale de la Compagnie fruitière de Marseille), ont dû déserter les plantations.
Des problèmes sécuritaires qui ont impliqué d’énormes pertes financières et matérielles. Selon un rapport du Gicam, à cause de l’insécurité, les pertes enregistrées par les produits de cette société se chiffrent à au moins 12 milliards de FCFA. Egalement, le directeur général de la CDC, Franklin Ngoni Njie, a révélé que pour se relancer sur le marché de la banane, cette entreprise publique a besoin d’une enveloppe de 14 milliards de FCFA.


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Seulement, même si ces fonds encore attendus s’avéraient disponibles, la plus grande contrainte reste la sécurité. « Dès l’instant où les problèmes de sécurité seront résolus, nous pouvons relancer les activités de l’entreprise et la remettre sur les rails », avait affirmé Franklin Ngoni Njie dans une interview.

La Rédaction EcoMatin

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