En République du Congo, le nombre d'entreprises enregistrées a accusé une baisse de 29,3% à fin mars 2026, passant de 41 unités au premier trimestre 2025 à 29 seulement au premier trimestre 2026. La note de conjoncture publiée par le ministère congolais des Finances signale que deux tiers de ces entreprises, soit exactement 66,7% de l'effectif total, évoluent dans la branche « sylviculture et exploitation forestière ».
Interrogés par les pouvoirs publics dans le cadre d'une enquête de conjoncture, 90,7% des chefs d'entreprise du secteur concerné (+3,6 points de pourcentage par rapport au trimestre précédent) évoquent plusieurs difficultés dans l'exercice de leurs activités au premier trimestre 2026. Selon les résultats de cette enquête, les contraintes majeures mentionnées concernent le transport et la logistique (63,8%), qui demeurent, d'après l'analyse du ministère, le principal facteur de blocage. Suivent les difficultés d'approvisionnement en eau (51,4%), les problèmes de concurrence (27,1%) et les lourdeurs administratives (20,4%).
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Si le document n'en dit pas plus sur la nature de ces lourdeurs administratives, le rapport d'exécution budgétaire du premier trimestre révèle, lui, qu'aucun crédit n'a été déboursé sur les trois premiers mois de 2026 pour la promotion de l'auto-emploi, une activité relevant du secteur primaire. Sur les 4,1 milliards de FCFA prévus pour l'année, les dépenses de la branche « auto-emploi et formation aux petits métiers à travers les activités génératrices de revenus au profit des jeunes » sont restées intouchées du 1er janvier à fin mars 2026, le taux de réalisation étant demeuré à 0%. Résultat : l'effectif global des employés est resté quasiment stable, avec une légère hausse de 1,0% en glissement annuel, mentionne le rapport.
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Ce bilan intervient alors que le pays vise une croissance économique de 5,2% en 2026, portée par les hydrocarbures. Ces derniers, associés à l'agriculture et à l'exploitation forestière, constituent les trois piliers du secteur primaire. Selon la Banque africaine de développement (BAD), c'est déjà ce même secteur qui portait la croissance économique en 2025 (3,1%), avec une hausse de 3,7% grâce à la revitalisation du secteur agricole, elle-même soutenue par les zones agricoles protégées. Cette dynamique a permis de stimuler la production et de réduire les importations, désormais estimées à 643,6 milliards de FCFA (-7,2% en glissement annuel) à fin mars 2026 — des efforts qui s'inscrivent dans la volonté du pays d'accroître son excédent commercial, établi à 556,5 milliards de FCFA (+2,4%) au 31 mars dernier.












