En République centrafricaine, le président Faustin Archange Touadéra a signé un partenariat pour la construction d’un axe routier transfrontalier stratégique. Le 20 mars 2026, à la Cité des Chefs d’État à Bangui, les dirigeants des entreprises sud-soudanaises Kit Enterprise and Construction Limited, dirigée par Gabriel John Tarsio, et Al Wasit, représentée par Ahmed Ismaïl Alduma, se sont engagés dans la réalisation de cet ouvrage devant relier la localité de Bambouti, à la frontière avec le Soudan du Sud, à la ville de Sibut, située au centre du pays. Selon le ministre centrafricain des Travaux publics, Éric Rekosset Kamot, « ce projet tripartite mené avec l’Ouganda et le Soudan du Sud vise à désenclaver la République centrafricaine à travers une interconnexion renforcée avec les pays de la sous-région ».
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Dans le détail, il est prévu la construction d’une infrastructure routière en béton bitumineux reliant Bambouti-Obo-Zemio-Rafai-Bangassou-Kembé-Kongbo-Alindao-Bambari-Grimari jusqu’à Sibut, sur une distance totale estimée à 1 249 kilomètres. Si le calendrier d’exécution n’a pas encore été communiqué, les autorités indiquent que le projet représente un investissement d’environ 1 400 milliards de FCFA, entièrement financé par la société Al Wasit. Basée à Kampala en Ouganda et filiale d’un groupe implanté à Dubaï, l’entreprise a confirmé son engagement financier à l’issue d’études de faisabilité menées en collaboration avec les autorités centrafricaines.
Les promoteurs soulignent que l’objectif est de faciliter la libre circulation des biens et des personnes, considérée comme une condition essentielle au développement socio-économique du pays.
Selon les termes de l’accord, la réalisation de ce corridor sous-régional devrait contribuer au désenclavement du Nord-Est de la Centrafrique, à l’ouverture d’un accès aux corridors logistiques régionaux via Juba et Kampala, ainsi qu’au renforcement de la sécurité grâce à une mobilité accrue des forces de défense. L’infrastructure devrait également favoriser la restauration de l’autorité de l’État, l’amélioration du climat des affaires, le développement des échanges commerciaux et un meilleur accès des populations aux services sociaux de base, notamment aux structures sanitaires.
Ce chantier s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de mise en œuvre de projets intégrateurs visant à moderniser le réseau routier national. À l’horizon 2030, Bangui prévoit notamment la construction d’un autre axe bitumé de 542 kilomètres, destiné à relier la capitale au Congo et au Tchad, dans l’objectif de renforcer la connectivité régionale et de fluidifier les échanges économiques.














