Le ministère gabonais du Pétrole a rendu public, le 6 septembre dernier, quelques indicateurs de performance de la Société gabonaise de raffinage (Sobraga) pour le compte de l’année 2024. Selon le tableau exploité par Ecomatin, le chiffre d’affaires de la Sobraga a cru de 6% à 716,8 milliards FCFA à fin 2024 contre 676 milliards FCFA réalisés en 2023. Cette performance a été soutenue par une hausse de 36,6% du volume de brut traité à 910 113 tonnes au 31 décembre 2024.
Cette nouvelle hausse du volume traité marque une dynamique continue de croissance de la Sogara après le bond de 203,4% enregistré entre 2022 et 2023. Avant l’exercice 2023, la raffinerie gabonaise a enregistré 4 années consécutives de contreperformances avec des niveaux de traitements en dessous de 250 000 tonnes, 27% de ses capacités installées. La progression de la transformation locale a conduit à un léger fléchissement (-0,5%) des exportations de brut à 10,6 millions de tonnes en 2024.
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Avec cette hausse, la société a satisfait 80% du marché domestique relevant de 7,3% son apport en butane, 17,1 % pour le super et 6,8 % pour le gasoil moteur. Cependant, cette amélioration n’a pas permis de réduire la facture des importations de produits pétroliers au Gabon en 2024 selon la Note de conjoncture Gabon 2025 de la Banque mondiale. Celle-ci a d’ailleurs augmenté de près de 80% d’une année à l’autre, passant de 159 milliards FCFA en 2023 à 290 milliards FCFA en 2024. « Le Gabon a importé quasiment l’équivalent de 300 milliards FCFA en combustibles et carburants afin de satisfaire la demande nationale », peut-on lire.
Toutefois, l’ambition de l’entreprise à capitaux publique reste de fournir 100% du besoin national en produits pétroliers d’ici 2030 grâce à un plan de renforcement de ses capacités de 40 milliards FCFA. Le plan présenté par l’ancien ministre gabonais du Pétrole, Marcel Abéké, en avril 2025, consiste dans un premier temps à moderniser les installations de l’usine de Port Gentil afin de tripler d’ici janvier 2027 la capacité de raffinage de la Sogara de 900 000 tonnes à 2,772 millions de tonnes et satisfaire la demande nationale en carburant estimé à 1,1 million de tonnes. La seconde phase concerne la construction, d’ici 2030, d’une nouvelle unité (1,52 million de tonnes/an) sur un site de 130 ha en bordure de l’Ogooué-Maritime. Financé à 30 % sur fonds propres par la Sogara et à 70 % par dette extérieure, ce plan d’extension devrait permettre à la Sogara de couvrir les besoins gabonais jusqu’en 2050.
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