À quelques jours de l’élection présidentielle de la Banque africaine de développement (BAD), le candidat mauritanien Sidi Ould Tah renforce son avance en obtenant le parrainage de Djibouti. Le 15 mai 2025, le président Ismaïl Omar Guelleh a accueilli une délégation conduite par le ministre mauritanien des Finances, Sid’Ahmed Ould Bouh, et a officiellement approuvé la candidature de l’ancien directeur de la BADEA. « Le Président Guelleh a d’autant plus apporté une suite positive à cette doléance que, notre pays compte déjà parmi les 5 Etats à l’origine du parrainage de la candidature mauritanienne au poste de président de la BAD », peut-on lire dans le communiqué de la présidence Djiboutienne.
Djibouti devient ainsi le sixième État à soutenir Sidi Ould Tah, aux côtés du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Congo, de la Tanzanie et de la Mauritanie elle-même.
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Sidi Ould Tah articule son programme en quatre priorités : faciliter l’accès à des capitaux abordables pour palier les tensions de liquidité des États africains ; valoriser le capital humain, notamment la jeunesse, via la formalisation du secteur informel et des incitations fiscales ; renforcer l’industrialisation par un mix énergétique équilibré et la résilience climatique ; et réformer l’architecture financière africaine pour une meilleure coordination des institutions.
Fort de son expérience à la tête de la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA), où il a obtenu le relèvement de la notation de crédit et piloté une hausse des décaissements, Sidi Ould Tah mise sur un modèle de mobilisation de ressources combinant partenariats publics-privés, investisseurs privés et banques régionales. Il entend transformer chaque dollar levé en dix dollars d’investissements productifs.
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L’élection du 29 mai s’annonce serrée avec cinq candidats : outre Sidi Ould Tah, figurent le Tchadien Abbas Mahamat Tolli (ex‑gouverneur de la BEAC), le Sénégalais Amadou Hott (ministre de l’Économie), la Sud‑Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala (ex‑vice‑présidente de la BAD) et le Zambien Dr Samuel Maimbo (haut cadre de la Banque mondiale). Dans ce contexte, l’appui de Djibouti renforce la légitimité politique de Sidi Ould Tah et pourrait peser dans la balance lors de la désignation du futur président.










