Le groupe français de BTP Sogea-Satom, filiale de VINCI Construction, vient d'obtenir du gouvernement congolais une autorisation d'exploiter une carrière permanente de grès à Ntoula, une localité située dans le district de Goma Tsé-Tsé, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Brazzaville, dans le département du Pool. Ce matériau, largement utilisé dans la fabrication de granulats pour les routes, les ouvrages de génie civil et le bâtiment, permettra à l'entreprise de sécuriser une partie de son approvisionnement pour ses chantiers dans le pays.
L'autorisation, accordée par un arrêté signé le 5 août par le ministre des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo, bénéficie à SGE-C Congo, la filiale congolaise de Sogea-Satom. Elle porte sur une carrière de 3,89 hectares exploitable pendant trois ans renouvelables, sous réserve du respect des obligations prévues par le nouveau Code minier congolais. La demande avait été introduite le 5 mars 2026 par Denis Haumesser, directeur d'agence de SGE-C Congo, après un avis favorable des services techniques de l'administration minière.
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Présente au Congo depuis plusieurs décennies, SGE-C Congo intervient dans la construction de routes, de bâtiments, d'ouvrages hydrauliques et de génie civil. La filiale a notamment participé à la réalisation du centre de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) à Oyo et au vaste programme de renforcement de l'alimentation en eau potable de Brazzaville.
Au-delà de l'autorisation d'exploiter cette carrière, l'arrêté illustre également la mise en œuvre du nouveau Code minier, entré en vigueur en avril dernier. Celui-ci impose notamment aux exploitants la transmission de rapports trimestriels de production, le paiement d'une redevance de 5 % sur la valeur du grès commercialisé, la réalisation d'une étude d'impact environnemental et social actualisée, ainsi que la signature d'un cahier des charges avec l'État et les communautés locales pour financer des projets de développement. Le texte prévoit enfin que le permis pourra être retiré sans indemnisation si l'exploitation ne démarre pas dans un délai d'un an, une disposition destinée à limiter la rétention spéculative des titres miniers.
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