Dans le cadre de son programme prioritaire quinquennal d’investissement 2023-2030, la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater) envisage de lancer cinq unités de production d’eau embouteillée. D’après un appel d’offres international lancé le 30 avril dernier par son directeur général, l'entreprise publique en charge de la production et de la distribution d'eau potable au Cameroun indique ces usines seront dédiées à l’ultrafiltration, la minéralisation équilibrée et l’embouteillage d’eau potable. Elles seront implantées dans les villes de Yaoundé (Centre), Douala (Littoral), Bafoussam (Ouest), Limbe (Sud-Ouest) et Maroua (Extrême-Nord).
Lire aussi : Cameroun : la Camwater augmente de 12% son budget 2025 pour le porter à 96,8 milliards de Fcfa
Cependant, le patron de l’entreprise, Blaise Moussa précise que le produit principal fourni par Camwater reste l'eau potable distribuée par les robinets. Parc conséquent, souligne-t-il, « l’eau embouteillée, nouveau produit à lancer, sera considérée comme un accessoire, mais aussi un complément, mais en aucun cas un substitut ». Concrètement, la société à capitaux publics envisage la commercialisation des bouteilles d’eaux aux formats de 10 litres, 1,5 litres (packs de 6 bouteilles) et 0,5 litres (packs de 12 bouteilles). Les travaux de construction de ces unités de productions sont prévus pour durer 24 mois et financés par l'État, la Camwater ou par partenariat public-privé (PPP), en fonction de la taille des unités envisagées et du profil des partenaires proposés, précise ledit appel d’offres. Cette orientation s’inscrit dans une logique de renforcement de la viabilité économique de l’entreprise.
« La commercialisation de l'eau de table par la Camwater permettra, une fois mise en œuvre, de réduire sa dépendance aux ventes d'eau en réseau, un segment historiquement à faible marge bénéficiaire et à forte connotation sociale, renforcer sa capacité d'autofinancement à travers des revenus alternatifs stables et croissants, accroître sa compétitivité et sa visibilité sur le marché camerounais des services d'eau et Renforcer l'accès à l'eau potable des populations, au-delà des robinets », précise Blaise Moussa.
Notons qu’une fois sur pied, ce projet pourrait doper davantage la concurrence dans le secteur des eaux embouteillées dominé par l’entreprise libanaise Sources du pays (avec 58 % de parts du marché) et la Société des eaux minérales du Cameroun (SEMC), filiale du groupe français castel qui contrôle 30% des parts du marché, d’après les dernières données du ministère de l’Eau et de l’Energie.








