À fin juin 2025, le taux d’inflation au Cameroun s’établit à 4,1%, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique (INS). Ce niveau marque un recul de 1,6 point de pourcentage par rapport à la même période en 2024, où l’indice atteignait 5,7%. Malgré cette tendance baissière, le taux d’inflation demeure au-dessus du seuil de convergence de 3% fixé au sein de la zone CEMAC. En cause, « la hausse des prix des produits alimentaires (6,5 %) et des coûts de transport (7,4 %), qui représentent les deux postes les plus importants dans les dépenses de consommation finale des ménages », précise l’INS dans sa "Note mensuelle sur l’évolution des prix à la consommation finale des ménages au Cameroun : mois de juin 2025".
De fait, l'indice des prix alimentaires connaît une progression influencée par l'augmentation des prix de plusieurs denrées de base. Les céréales et pains affichent une hausse de 6,8%, suivis par les légumes (+10,1%) et les fruits (+10,6%). Les produits sucrés et confiseries enregistrent la plus forte augmentation avec 13,3%. Ces tendances sont d’ailleurs confirmées par l'EcoMatin Food Price Index (FPI), qui suit mensuellement l'évolution des prix de vingt produits alimentaires dans les marchés et grandes surfaces de Yaoundé et Douala.
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Ainsi, au mois de juin, les prix de certaines denrées ont atteint des niveaux particulièrement élevés : la banane dessert s'échangeait à 3 200 FCFA à Yaoundé, soit une augmentation de 6,6% par rapport à mai, et 3 000 FCFA à Douala. L'huile de palme a également connu une flambée, avec des prix compris entre 1 000 et 1 150 FCFA le litre respectivement à Yaoundé et Douala. Le kilogramme de sucre, lui, s’est établi à un minimum de 800 FCFA.
À l’échelle régionale, l’indice des prix varie d’une région à une autre. Dans les faits, cet indicateur est plus élevé dans les villes des Maroua (5,9%), Bamenda (4,9%), Buea (4,4%), Douala (4,3%), Bafoussam (4,2%), Ebolowa (4,1%) et Yaoundé (3,8%). Seules Bertoua (2,2%), Garoua (3,0%) et Ngaoundéré (3,4%) présentent un taux d’inflation proche de la norme communautaire.
Il convient tout de même de rappeler qu’à fin juin, le Cameroun enregistre son cinquième recul consécutif de cet indicateur. Une tendance qui pourrait s’expliquer par une dynamique globale du ralentissement des poussées inflationnistes en zone CEMAC. A fin mars, les six Etats de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad) affichent un taux d’inflation de 4% contre 4,9% un an plus tôt.
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