2,4 %. C’est le taux de croissance qu’envisage la BEAC pour la zone CEMAC en 2025. Cette nouvelle prévision macroéconomique est en baisse de 0,5 point par rapport à 2024, où cet indicateur se chiffrait à 2,9 %. Ce ralentissement est « en lien avec le recul de la production pétrolière (-2,7 % après -0,8 % en 2024) », peut-on lire dans le communiqué de presse du Comité de politique monétaire (CPM) daté du 30 juin 2025 et présidé par le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui.
Concrètement, la production pétrolière en zone CEMAC serait de l’ordre de 38,7 millions de tonnes en 2025, contre 39,4 millions de tonnes en 2024, soit un recul d’environ 700 000 tonnes (-1,8 %), selon les prévisions de la Banque centrale dans son rapport de politique monétaire de mars dernier. La baisse de régime annoncée serait principalement imputable au Cameroun, à la Guinée équatoriale et au Gabon.
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Dans le détail, la production du Cameroun devrait s’établir à 2,9 millions de tonnes en 2025 contre 3,2 millions l’année précédente, soit une baisse de 300 000 tonnes (-9,3 %). Il s’agirait de la plus forte contraction enregistrée par le pays en trois ans, selon la BEAC.
Au Gabon, la production est attendue à 11,4 millions de tonnes en 2025, en recul de 200 000 tonnes (-1,7 %) par rapport aux 11,6 millions de tonnes de 2024. Du côté de la Guinée équatoriale, la production devrait diminuer également de 200 000 tonnes, après un statu quo observé en 2023 et 2024, où elle s’établissait à 3,9 millions de tonnes.
Facteurs multiples
Le ralentissement de la production pétrolière dans les États de la CEMAC serait dû à plusieurs facteurs, à la fois endogènes et exogènes. Parmi les causes internes, on note l’assèchement de certains puits, notamment au Cameroun, le retrait de grandes compagnies pétrolières, surtout en Guinée équatoriale, et une stratégie de réduction volontaire des volumes par certains pays afin de mieux tirer parti de la volatilité des prix sur le marché mondial.
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Parmi les facteurs externes, le conflit entre Israël et l’Iran, qui pèse sur les marchés pétroliers, est également cité. Au moment de la publication de cet article, le baril de Brent s’échangeait à 66,58 dollars, selon Le Figaro.
Il convient toutefois de souligner que la bonne tenue des activités non pétrolières (prévue à 3,5 % en 2025 contre 3,6 % en 2024) et la baisse attendue du taux d’inflation à 2,8 % ne suffiront pas à compenser les effets de la baisse de la production pétrolière sur les économies de la sous-région, toujours fortement dépendantes de cette ressource.
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