Les 25 et 26 mars 2025, la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), a réalisé deux nouvelles opérations d’injection de liquidité au sein des banques commerciales de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA). Ces opérations, qui portaient sur un total de 410 milliards de Fcfa, étaient assorties du paiement d’un taux d’intérêt minimum de 4,5%. Stimulés par la révision par la Banque centrale de son principal taux de refinancement, le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO), les établissements de crédit ont afflué sur les deux injections qui se sont avérées très faibles pour satisfaire leur appétit. Résultat des courses, pour l’opération de 230 milliards de Fcfa du 25 mars, les banques ont exprimé un besoin exponentiel de 407,6 milliards de Fcfa. Elles ont également dépassé de 17,6 milliards de Fcfa le seuil des 180 milliards de Fcfa du lendemain, proposés par la Beac.
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Comme mentionné supra, l’accroissement de l’intérêt des établissements de crédit pour les offres de liquidité de la banque centrale est lié à la baisse de son principal taux de refinancement, le TIAO. Dans un contexte marqué par le ralentissement de l’inflation en zone Cemac, la Beac a décidé le 24 mars 2025 au sortir de la réunion du Comité de Politique Monétaire (CPM) d’abaisser ses principaux taux directeurs pour la première fois depuis plus de deux ans : le TIAO est ramené à 4,5% (contre 5%) de même que le taux de facilité de prêt marginal (TFPM), prévu pour les emprunts de moins de 24 heures, qui est fixé à 6% contre 6,75% précédemment.
La décision du CPM reflète également une prise de conscience par la Banque du risque croissant pour l'économie d'une augmentation trop élevée des taux et de l'effet mitigé que cela a produit jusqu'ici sur l'économie réelle. Principal outil pour mener la politique monétaire dans la zone Cemac, les taux directeurs déterminés par la Beac, fixent le taux d'intérêt auquel une banque commerciale peut emprunter de l'argent auprès de l'institution. Par conséquent, son pourcentage influence aussi le taux auquel ces banques prêtent de l'argent aux ménages, aux entreprises et même aux États.
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