Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Business et Entreprises

« Chez Orange, chaque innovation est confrontée à son coût carbone », Elizabeth Tchoungui, Directrice exécutive RSE du groupe Orange

Et si la lutte contre le changement climatique passait aussi par les opérateurs télécoms ? Pour Elizabeth Tchoungui, Directrice exécutive RSE du groupe Orange, la connectivité, l'énergie solaire et les compétences numériques constituent désormais des leviers essentiels de résilience pour les populations africaines. De la restauration des mangroves camerounaises à la formation de milliers de jeunes via les Orange Digital Centers, elle détaille, dans cette interview accordée à EcoMatin, la manière dont le groupe entend transformer son empreinte environnementale en moteur de développement économique et social sur un continent particulièrement exposé aux dérèglements climatiques.

Publiée mardi 9 juin 2026 à 11:31:37Modifiée mardi 9 juin 2026 à 14:20:34Temps de lecture 10 minPar EcoMatin

Elizabeth Tchoungui
La Camerounaise Elizabeth Tchoungui, Directrice exécutive RSE du groupe Orange © EcoMatin

Vous êtes journaliste de formation, auteure, et aujourd'hui Directrice Exécutive RSE du Groupe Orange. Comment une femme de médias devient-elle la conscience environnementale d'un géant des télécommunications ?

Mon engagement pour les questions environnementales remonte à ma carrière de journaliste. Pendant des années, j’ai réalisé des reportages sur le terrain qui m’ont permis de constater à quel point les effets du changement climatique étaient déjà visibles, alors même que beaucoup continuent de penser qu’il s’agit d’un problème lointain. En réalité, les conséquences sont déjà là et touchent directement les populations. Il y a ensuite eu un second déclic lorsque j’étais administratrice d’Action contre la Faim. Nous constations une augmentation du nombre de bénéficiaires affectés par des phénomènes climatiques extrêmes comme les inondations, sécheresses, pertes de récoltes. Cela m’a fait comprendre que le changement climatique n’était pas seulement un enjeu environnemental, mais aussi un enjeu social, économique et humanitaire.

Enfin, cette prise de conscience est aussi très personnelle. À Yaoundé, dans le quartier Essos où se trouve ma maison familiale, un glissement de terrain a détruit notre mur de clôture et entièrement emporté la maison voisine. À quelques mètres près, ma mère aurait pu être directement touchée. Plus récemment, nous avons vu des catastrophes similaires à Dschang, à Madagascar ou dans d’autres régions du continent. Ces événements ne sont pas le fruit du hasard ; ils sont liés à des dérèglements climatiques de plus en plus fréquents.

Mon engagement pour les questions environnementales remonte à ma carrière de journaliste. Pendant des années, j’ai réalisé des reportages sur le terrain qui m’ont permis de constater à quel point les effets du changement climatique étaient déjà visibles...

Les impacts sont multiples. La dégradation des mangroves, par exemple, réduit les ressources halieutiques et fragilise les revenus de nombreuses communautés. Derrière les questions environnementales se cachent donc des enjeux très concrets de développement, d’emploi et de sécurité alimentaire. Pour moi, la question n’est plus de savoir si nous devons agir, mais comment agir. L’Afrique est un continent jeune. Au Cameroun comme ailleurs, nous avons une responsabilité collective : quel héritage laisserons-nous aux générations qui arrivent si nous ne prenons pas dès aujourd’hui les mesures nécessaires pour préserver notre environnement ?

La suite après cette publicité
ecomatin magazine n3

EcoMatin Magazine international est disponible
Pour lire ce numéro cliquez ici

Vous avez grandi au Cameroun, vous y êtes de retour pour la Journée mondiale de l'Environnement. Qu'est-ce que ce pays représente pour vous aujourd'hui, au-delà du cadre professionnel ?

Le Cameroun représente beaucoup plus qu’un pays où je me rends pour travailler. C’est le pays de mes racines, celui où j’ai grandi et où se trouvent ma famille, mes souvenirs d’enfance et une partie importante de mon histoire personnelle. J’y reviens très régulièrement, aussi bien pour des raisons professionnelles que pour passer du temps avec mes proches. J’ai toujours tenu à transmettre cet attachement à mes enfants : je les emmène au Cameroun depuis leur plus jeune âge afin qu’ils connaissent leurs origines, leur culture et leur pays. J’ai également choisi d’y investir personnellement en construisant une maison à Kribi, une ville qui me tient particulièrement à cœur. C’est un lieu où j’aime me ressourcer, mais aussi un endroit qui me permet d’observer concrètement les transformations de notre environnement. Lorsque j’ai acheté mon terrain il y a une vingtaine d’années, la plage était beaucoup plus éloignée. Aujourd’hui, la mer a considérablement avancé et le trait de côte a reculé de plusieurs dizaines de mètres.

Cette évolution m’a profondément marquée. Elle rappelle que les effets du changement climatique ne sont pas des projections théoriques ou des phénomènes réservés à d’autres régions du monde. Ils sont visibles ici, au Cameroun, dans des lieux que nous connaissons et auxquels nous sommes attachés. C’est aussi pour cela que les questions environnementales me touchent autant. Elles concernent directement notre cadre de vie, notre patrimoine et l’avenir des générations futures.

Orange est souvent perçu comme un simple opérateur télécom. Quel est le véritable engagement du groupe pour la société de manière générale ?

C’est vrai qu’Orange est souvent perçu comme un opérateur télécom, mais notre rôle va bien au-delà de la connectivité. L’impact sociétal fait partie intégrante de notre mission et c’est d’ailleurs l’une des raisons qui m’ont convaincue de rejoindre le Groupe. Lorsque j’étais journaliste pour TV5 Monde et France 24, j’ai parcouru de nombreux pays africains au moment où le numérique commençait à transformer le continent. J’ai pu constater à quel point l’arrivée de la connectivité changeait concrètement la vie des populations, y compris dans les zones les plus reculées.

Elizabeth Tchoungui, lors de son entretien avec EcoMatin le 4 juin 2026 à Yaoundé

La connectivité n’est pas une fin en soi. Elle permet l’accès à l’information, à l’éducation, aux services financiers, à la santé et à de nouvelles opportunités économiques. Lorsqu’un village est connecté, les habitants peuvent développer des activités génératrices de revenus, accéder à de nouveaux marchés ou encore utiliser des services de paiement mobile. C’est également dans cette logique que nous développons Orange Énergie, qui propose des solutions solaires en mode "Pay as you go". Dans plusieurs pays, cela permet d’apporter simultanément l’électricité et la connectivité à des populations qui n’avaient accès ni à l’un ni à l’autre.

Nous avons d’ailleurs la capacité de mesurer cet impact. En République démocratique du Congo, par exemple, un programme soutenu par la Banque mondiale nous a permis de suivre les effets de l’électrification et de la connectivité sur les communautés bénéficiaires. Les données montrent notamment une hausse significative de l’activité économique et des transactions réalisées via Orange Money, signe d’une amélioration du niveau de vie des populations.

C’est vrai qu’Orange est souvent perçu comme un opérateur télécom, mais notre rôle va bien au-delà de la connectivité. L’impact sociétal fait partie intégrante de notre mission et c’est d’ailleurs l’une des raisons qui m’ont convaincue de rejoindre le Groupe.

Mais nous voulons aller plus loin. L’Afrique est aujourd’hui le continent le plus jeune du monde. Cette jeunesse représente une formidable opportunité, mais elle est aussi confrontée à des défis importants en matière d’emploi. C’est pourquoi nous avons lancé les Orange Digital Centers, un programme que j’ai le plaisir de piloter. Depuis 2019, plus de cinquante centres ont été ouverts sur le continent, dont six au Cameroun. Ils permettent aux jeunes d’acquérir des compétences numériques, de développer leurs projets entrepreneuriaux et d’améliorer leur employabilité.

Notre action s’étend également à l’autonomisation des femmes à travers les Maisons Digitales et aux initiatives de la Fondation Orange. Car l’inclusion numérique doit s’accompagner d’un accès aux besoins essentiels. C’est pourquoi nous soutenons aussi des projets d’accès à l’eau potable, notamment grâce à des forages alimentés par l’énergie solaire. Au fond, notre ambition est simple : mettre le numérique au service du développement humain et économique des communautés dans lesquelles nous opérons.

L'Afrique est le continent qui contribue le moins aux émissions mondiales de CO2 mais qui en subit le plus les conséquences. Comment Orange, en tant que groupe mondial, intègre-t-il cette injustice climatique dans sa stratégie RSE ?

C'est effectivement l'un des grands paradoxes du continent africain. Chez Orange, cela nous pousse à agir de manière très concrète en Afrique. Notre priorité est d'accélérer la transition énergétique de nos infrastructures. Au Cameroun, par exemple, près de 30 % de nos sites fonctionnent déjà à l'énergie solaire et nous visons 50 % d'ici 2030. À l'échelle du Groupe, nous avons annoncé un doublement de nos capacités de solarisation en Afrique dans les prochaines années.

Nous agissons également sur la préservation des écosystèmes. Au Cameroun, nous participons à la restauration de la mangrove de Djébalé, avec déjà plus de 1,3 million d'arbres plantés. Au-delà du bénéfice environnemental, ces projets contribuent aussi à préserver les ressources halieutiques et à créer des opportunités économiques pour les communautés locales. Notre conviction est que la réponse à l'urgence climatique doit aussi être une opportunité de développement. C'est pourquoi nous soutenons également, à travers nos Orange Digital Centers, des jeunes entrepreneurs qui développent des solutions innovantes dans les domaines de l'environnement, de l'économie circulaire ou encore des énergies renouvelables.

Le numérique est présenté comme un accélérateur de développement, mais les data centers et les réseaux consomment énormément d'énergie. Comment Orange réconcilie-t-il croissance numérique et sobriété environnementale ?

C'est effectivement l'un des grands défis du secteur. Le numérique est un formidable levier de développement, mais il doit aussi être exemplaire sur le plan environnemental. Chez Orange, nous sommes convaincus que croissance numérique et sobriété peuvent aller de pair, à condition d'intégrer cette exigence dès la conception de nos infrastructures et de nos services.

Au Cameroun, près de 30 % de nos sites fonctionnent déjà à l'énergie solaire et nous visons 50 % d'ici 2030. À l'échelle du Groupe, nous avons annoncé un doublement de nos capacités de solarisation en Afrique dans les prochaines années.

Cela passe d'abord par la transition énergétique de nos réseaux et de nos data centers. Nous accélérons la solarisation de nos infrastructures afin de réduire leur dépendance aux énergies fossiles et leur empreinte carbone. Un data center alimenté par des énergies renouvelables est naturellement moins émetteur qu'un centre fonctionnant avec des sources d'énergie conventionnelles. Nous avons également intégré un critère environnemental dans le développement de nos solutions numériques. Chaque nouveau projet fait l'objet d'une évaluation de son empreinte carbone. Lorsqu'une solution s'avère très consommatrice en ressources sans apporter une valeur suffisante, nous pouvons décider de la revoir ou de ne pas la déployer.

Enfin, nous encourageons en interne une utilisation responsable de l'intelligence artificielle et des outils numériques. L'objectif n'est pas seulement d'innover davantage, mais d'innover mieux, en recherchant systématiquement les solutions les plus efficaces et les moins énergivores.

  • Accueil
  • Business et Entreprises
  • « Chez Orange, chaque innovation est confrontée à son coût carbone », Elizabeth Tchoungui, Directrice exécutive RSE du groupe Orange
CamerounTélécomsOrangeElizabeth Tchoungui
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Jean Lobé Lobé et l'équipe Waspito recevant le chèque de 250 000 dollars sur la scène du LEAP 2026.Business et EntreprisesWaspito devient la première startup africaine à décrocher le Grand Prix LEAP Award 2026Waspito remporte le Grand Prix du LEAP 2026 ! Découvrez comment la startup e-santé du Cameroun s'impose comme leader de la tech en Afrique.il y a 4 heuresEpremiumcomplexe agro alimentaireAgro-industrieCameroun : le pakistanais Sunrise Food veut implanter un complexe agroalimentaire à DoualaLe projet, actuellement soumis aux audiences publiques sur l’étude d’impact environnemental, s’inscrit dans un contexte de forte croissance du secteur agroalimentaire.il y a 5 heuresEpremium764006169_17910542241443564_866641893604297299_nBusiness et EntreprisesTransport aérien: une troisième compagnie nigériane ouvre une desserte vers le CamerounSon arrivée devrait renforcer la concurrence sur une destination très prisée où Camair-Co, la compagnie publique camerounaise, reste actuellement absente.il y a 5 heuresBrazza AirlinesBusiness et EntreprisesCongo : Brazza Airlines suspend ses vols vers Ouesso et ImpfondoLa compagnie, filiale du français Thalair, a annoncé le 10 septembre 2026 l'arrêt « à effet immédiat » de ses liaisons vers le nord du pays, invoquant un déséquilibre économique et conditionnant toute reprise à un co-financement avec les entreprises locales. il y a 3 joursjad20240104-conf-gecam-celestin-tawambaBusiness et EntreprisesÉnergie, routes, investissements… : au Cameroun, le patronat dresse un bilan préoccupant de l’économieÀ l'occasion de la rentrée économique du patronat à Douala, Célestin Tawamba a détaillé les surcoûts qui pèsent sur les entreprises camerounaises, entre électricité hors de prix et corridors logistiques dégradés, alors que les dépenses d'investissement de l'État ont chuté de 74,4 % au premier trimestre 2026.il y a 3 joursDG Moov Africa Tchad Mourad HadraouiBusiness et EntreprisesRéseau, énergie, infrastructures : le lourd cahier des charges du nouveau DG de Moov Africa TchadNommé le 9 septembre 2026 à la tête de Moov Africa Tchad, le Marocain Mourad Hadraoui hérite d'un dossier sensible : améliorer un réseau critiqué de toutes parts, dans un pays où le gouvernement fait de la digitalisation une priorité pour 2027.il y a 4 jours

Articles similaires

LucConjonctureCommerce : le Cameroun veut relancer ses échanges avec le Royaume-Uni, en baisse de 32 %Cinq ans après l’entrée en vigueur de leur Accord de partenariat économique, le Cameroun et le Royaume-Uni cherchent à redonner du souffle à leurs relations d’affaires.il y a 5 joursWhatsApp Image 2026-09-14 at 08.51.51Banques et FinanceClément Kemayou et Bogni Ngueya, le tandem chargé de transformer NOFIAAprès avoir piloté pendant un an le redressement de NOFIA comme administrateur provisoire, Bogni Ngueya en prend désormais la direction générale aux côtés de Clément Kemayou, nommé président du conseil d'administration. Le tandem hérite d'une microfinance recapitalisée à 8,2 milliards de FCFA et affiche déjà une nouvelle cible : rejoindre le Top 5 camerounais.il y a 9 heuresUn avion de la compagnie camerounaise Camair-CoConjonctureAéroports : 656 incidents liés aux oiseaux et animaux recensés au Cameroun depuis 2019Milans noirs, hérons garde-bœufs, aigles huppards ou encore palmistes africains… La faune qui gravite autour des aéroports camerounais est devenue un véritable enjeu de sécurité aérienne. Le gouvernement dénombre 656 événements liés au péril aviaire et animalier depuis 2019, très largement concentrés à Douala et Yaoundé-Nsimalen.il y a 4 heuresNofiaBanques et FinanceMicrofinance : NOFIA sort de l’administration provisoire et vise le top 5 du marché camerounaisPlacée sous administration provisoire par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) en septembre 2025, NOFIA S.A. retrouve une gouvernance normale. La microfinance camerounaise sort de douze mois de restructuration avec un capital porté de 1,2 à 8,2 milliards de FCFA et un portefeuille à risque ramené de 32,39 % à moins de 4 %.​​il y a 9 heuresEpremiumbitumeMines et énergiesBitume : le français Rubis voit sa marge bondir de 54 % grâce aux chantiers camerounais et gabonaisLe groupe, qui approvisionne plusieurs entreprises de BTP en bitume, classe les deux pays parmi ses marchés les plus dynamiques au premier semestre 2026.il y a 5 joursEpremiumEmmanuel-Patrick-MvondoMines et énergiesRD Congo : les débuts de Tradex contrariés par la démolition d’une station à KinshasaAttendue pour le second semestre 2026, l'inauguration des premières stations-service de Tradex en RDC se heurte à une résistance inattendue, qui pourrait bien compromettre les plans d'expansion du distributeur camerounais.il y a 5 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Visas étudiants : la France annule ses nouvelles exigences financières au Camerounil y a 1 semaine2Cameroun : le Cabinet Atou met aux enchères l’immeuble litigieux de Djeuga Palace à Doualail y a 5 jours3Tchad : le nouveau Code du travail relève à 7 % l’indemnité de fin de CDDil y a 1 semaine4Minerai de fer: un projet ferroviaire de 3 600 milliards FCFA annoncé entre la RCA et Kribiil y a 4 jours5Une société liée à Baba Danpullo entre au capital d’AGL Cameroun avec 31 575 actionsil y a 1 semaine6Énergie, routes, investissements… : au Cameroun, le patronat dresse un bilan préoccupant de l’économieil y a 3 jours7Cameroun : Sodecoton ouvre un marché de 18,5 milliards FCFA pour le transport du cotonil y a 1 semaine8Le Cameroun exporte pour 29 milliards FCFA de pétrole brut vers le Nigeria en 3 moisil y a 6 jours9La BVMAC se maintient dans le rouge avec une perte de 454 millions FCFA en 2025il y a 6 jours10Cameroun : le fisc menace de publier les noms des "hautes personnalités" qui n’ont pas déclaré leurs revenusil y a 1 semaine
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.