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Les deux régions anglophones sont plongées dans une crise sécessionniste depuis 2017. Dans ces deux localités où vit 20% de la population camerounaise, le cacao et le café sont les deux produits phares: 45% du cacao produit au Cameroun l'est au Sud-Ouest, et75% du café arabica camerounais vient du Nord-Ouest, selon le patronat camerounais, le Gicam. Mais, dans un rapport diffusé mi-septembre, le Gicam estime que les recettes d'exportation de ces deux denrées ont chuté de 20% à cause du conflit. La production de cacao et de café pâtit de « l'insécurité et des déplacements de populations (qui) sont préjudiciables aux activités agricoles et à l'entretien des plantations ». Quant à l'Extrême-Nord, le groupe terroriste Boko Haram y est actif depuis 2014. Dans cette partie du pays, l'impact économique est différent. Au contraire des régions anglophones dynamiques et historiquement créatrices d'emploi, l'Extrême-Nord se caractérise par un retard de développement significatif. Néanmoins face à cette guerre, les 04 millions de populations de l’Extrême-Nord ont démontré une grande capacité d’adaptation et de résilience, offrant au gouvernement camerounais et aux partenaires internationaux la possibilité de mettre en place des politiques de développement intégrant la diversité et la fluidité des traditions économiques de cette région frontalière entre le Nigéria et le Tchad.
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L’Extrême-Nord du Cameroun est un véritable carrefour de routes commerciales et de cultures. En plus du commerce, son économie est structurée autour de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, du tourisme, du transport de marchandises, de l’artisanat et de la chasse. Le secteur informel est prépondérant et les activités de contrebande occupent une place considérable. L’économie locale est dominée par des riches commerçants et des chefs traditionnels, souvent membres du parti au pouvoir, et qui occupent des postes élevés au sein de l’administration.









