La compagnie nationale aérienne du Congo, Equatorial Congo Airlines (ECAir) poursuit son redéploiement régional avec l’intégration d’un Embraer E175 à sa flotte. Cette montée en capacité s’inscrit dans une stratégie d’expansion ciblant les dessertes phares de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), notamment les liaisons Brazzaville–Douala, Brazzaville–Yaoundé et Brazzaville–Libreville. Ces axes, considérés comme les plus stratégiques pour la compagnie camerounaise Camair-Co, constituent désormais un terrain de confrontation directe entre les deux transporteurs publics et bien d’autres.
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Depuis le lancement de ses nouvelles lignes, le 30 juin 2025, la compagnie nationale congolaise opère deux vols hebdomadaires vers Douala et Yaoundé au Cameroun, ainsi que deux vers Libreville au Gabon. L’intégration du nouvel Embraer devrait permettre une augmentation progressive de ces fréquences, afin de capter une clientèle régulière et de consolider son réseau. La compagnie annonce également son intention d’étendre ses dessertes vers d’autres capitales d’Afrique centrale et, à moyen terme, vers l’Afrique de l’Ouest.
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Sur le plan tarifaire, l’arrivée d’ECAir redessine les équilibres du marché. Le transporteur congolais propose aller simple Brazzaville–Douala à partir de 137 400 FCFA, contre environ 234 455 FCFA chez son rival Camair-Co. Cette offre plus compétitive, couplée à des vols directs, crée une pression immédiate sur le positionnement du transporteur camerounais. Alors que pour les passagers, l’ouverture de nouvelles options accroît la connectivité et renforce la concurrence sur un marché jusqu’ici dominé par des compagnies n’appartenant pas à la sous-région comme Ethiopian Airlines et ASKY Airlines.
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Ainsi, la nouvelle acquisition d’ECAir porte sa flotte à sept appareils, dont trois ARJ21 du constructeur chinois Comac, livrés dans le cadre d’une coopération sino-congolaise. La compagnie, qui revendique un portefeuille de 118 000 passagers transportés sur son réseau domestique depuis sa relance en mai 2024, a repris ses opérations après huit ans d’arrêt, dans un cadre de réforme visant à fusionner avec Nouvelle Air Congo, une compagnie de RD Congo. Dans le prolongement de ce projet de fusion, l’objectif affiché par les autorités congolaises est de bâtir un opérateur solide et compétitif, capable de jouer un rôle central dans l’intégration économique régionale et de rivaliser avec les compagnies établies de la zone CEMAC.



