Le groupe énergétique italien ENI a publié ses résultats du premier semestre 2025, le 7 août. Selon le document consulté par EcoMatin, la compagnie prévoit de lancer une nouvelle unité de production de gaz naturel liquéfié (GNL) de 2,4 millions de tonnes au Congo d'ici la fin de l'année 2025. Cette unité, nommée Nguya FLNG, sera installée au large des côtes congolaises sur le permis Marine XII. Selon ENI, producteur exclusif de gaz du Congo, précise que cette unité s’inscrit dans la deuxième phase du projet Congo LNG, développé en partenariat avec le trader suisse Vitol qui détient 25% des parts. L'unité viendra ainsi « compléter la première unité, Tango FLNG, d’une capacité de 0,6 million de tonnes par an, qui a démarré sa production en décembre 2023 ».
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Le projet Congo LNG, évalué à 5 milliards de dollars US, vise à porter la production totale du pays à 2,25 milliards de tonnes d'ici 2026. Bien que l’entreprise n’ait pas révélé le montant exact consacré au développement de sa deuxième unité, elle annonce des dépenses d’investissement globales de 3,9 milliards d'euros pour l’ensemble de ses activités au cours du premier semestre 2025. L’entreprise précise que l'accord pour son lancement est intervenu peu après l'inauguration de sa plateforme logistique Yasika.
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L'entrée en production de l'unité Nguya FLNG avec ses 2,4 millions de tonnes par an, devrait accélérer l'exploitation des réserves gazières du Congo, estimées à 100 milliards de mètres cubes. Ce projet marque une étape décisive pour le Congo, qui a rejoint le cercle des pays exportateurs de GNL en 2024. En tant que fournisseur de gaz de la Centrale Électrique du Congo (CEC), qui assure 70% de la production électrique nationale, Eni pourrait ainsi accélérer son approvisionnement en GNL. Par ailleurs, cette nouvelle unité est attendue pour renforcer la position du pays sur le marché mondial du GNL et en faire un acteur majeur au sein de la CEMAC.



