Au cours du premier trimestre 2025, les établissements de crédit opérant au Congo ont accordé 12 339 nouveaux crédits, contre 14 357 à la même période un an plus tôt, soit une baisse de 14,06% en volume. En revanche, en valeur, l’offre de crédit a fortement progressé, passant de 180,8 milliards FCFA à 265,9 milliards FCFA sur un an. Cette hausse de 47,1% traduit une augmentation significative de la taille moyenne des nouveaux crédits octroyés, dans un contexte de recomposition de la demande.
Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) apparaissent comme les grandes gagnantes du trimestre. Les crédits qui leur ont été accordés ont atteint 91,8 milliards FCFA, contre seulement 19,9 milliards FCFA un an plus tôt, soit une progression spectaculaire de 361%. Cette envolée intervient malgré une hausse des taux débiteurs moyens pour ce segment, passés de 7,76% à 8,17%. Ce qui pourrait traduire une perception de risque plus élevée par les banques mais aussi leur volonté de soutenir la croissance du tissu économique local.
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A l’inverse des PME, les crédits aux grandes entreprises (GE) ont reculé de 26,9% en variation annuelle, à 67,0 milliards FCFA contre 91,6 milliards un an auparavant. Malgré des conditions de financement sont restées relativement stables. Le taux débiteur moyen qui leur est appliqué a légèrement reculé sur un an, à 7,04 %. Les crédits aux administrations publiques et collectivités locales ont, en revanche, augmenté en valeur à 23,3 milliards FCFA, mais à un coût beaucoup plus élevé, avec un TEG moyen de 22,69%, contre 8,61% un an plus tôt.
La baisse des taux propulse les crédits aux particuliers
La principale surprise du trimestre provient du segment des particuliers. Les crédits qui leur ont été accordés ont presque quadruplé en un an, passant de 24,6 milliards FCFA au premier trimestre 2024 à 80,6 milliards FCFA au premier trimestre 2025, soit une progression de près de 228%. Cette envolée s’explique en grande partie par l’assouplissement des conditions de financement. En glissement annuel, les taux débiteurs moyens servis aux particuliers ont reculé de 504 points de base, pour s’établir à 9,99%, contre 15,02% un an plus tôt. Une détente tarifaire qui a mécaniquement relancé la demande de crédit des ménages.
Sur le plan des maturités, l’offre de crédit reste largement dominée par le court terme, qui concentre 68,50% des nouveaux engagements, devant le long terme (24,99%) et le moyen terme (6,51%). Une structure qui pourrait traduire la prudence persistante des banques face aux risques macroéconomiques et à la qualité de signature de certains emprunteurs.










