Après le Gabon, c’est au tour du Congo de faire recours au projet « Debt for nature swap » ou « Échange dette contre nature ». L'opération prévue cette année 2025, a pour objectif de racheter au moins 126 millions de dollars (environ 79 milliards de Fcfa) de sa dette publique. Elle permet à un pays très endetté de rendre ses remboursements plus soutenables, tout en consacrant des ressources à des projets d'intérêt général, tels que la conservation de la nature ou la lutte contre la pauvreté. Les parties prenantes au projet sont constituées, d’une part, de la Commission interministérielle (comprenant les ministères de l’économie et des finances ; de l’environnement, du développement durable et du Bassin du Congo …) et, d’autre part, des partenaires stratégiques que sont : Centerview Parteners, en qualité de conseiller financier en charge de la structuration de l’opération ; Wildlife Conservation Society (WCS) ; The Nature Conservancy (TNC), en charge du Programme de conservation ; et Cleary Gottlieb, en qualité de conseiller juridique.
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Le choix pour le Congo de protéger ses espèces fauniques n’est pas anodin pour le pays qui dispose d'un atout considérable en matière de biodiversité. 69 % de son territoire est recouvert de forêts (soit environ 145 000 km2, équivalant à 23 millions d'hectares) et le pays joue un rôle essentiel dans la séquestration du carbone, absorbant près de 1,2 milliard de tonnes de CO2 chaque année, un atout majeur dans la lutte contre le changement climatique. Selon le gouvernement, le Congo possède également une côte maritime qui s'étend sur 170 km et des écosystèmes marins et côtiers qui couvrent environ 200 mille hectares et stockent jusqu'à 1 000 tonnes de carbone par hectare. Le pays revendique également 400 espèces de mammifères, 1 000 espèces d'oiseaux et plus de 10.000 espèces de plantes.
Pour rappel, un "échange dette-nature" est une technique d’allègement de la dette des pays en développement aux côtés de l’allongement des délais de paiement, de la diminution des taux d’intérêt, de l’octroi de nouveaux crédits à des taux bas et de l’annulation de créances. Cette technique consiste à échanger une partie de la dette extérieure contre des investissements locaux dans des mesures de protection de l’environnement. Dans leur forme la plus simple, les échanges dette-nature remplacent des obligations ou des prêts coûteux par un financement moins cher, généralement avec l'aide d'une garantie de crédit d'une banque multilatérale de développement.



