Chargement des breaking news...
Politiques Publiques
ecomembre
Forum sur la coopération sino-africaine : maigre moisson pour le Cameroun
Parti en Chine avec l’espoir de décrocher des financements pour certains projets d’infrastructure, le président Paul Biya n’a pu obtenir que 1,7 milliard Fcfa. De quoi financer à peine le voyage et le séjour du chef de l’Etat et sa délégation en terre chinoise.
Publiée mardi 25 septembre 2018 à 18:06:23Modifiée jeudi 27 septembre 2018 à 14:31:54Temps de lecture 4 minPar EcoMatin
Moins de six mois après une visite d’Etat au terme de laquelle il aura décroché 400 milliards Fcfa de financements chinois dont un don sans contrepartie de 334 milliards Fcfa, le président de la République, Paul Biya, a écourté ses vacances d’été en Europe pour aller prendre part, les 3 et 4 septembre dernier à Pékin, au 7e Forum sur la coopération sino-africaine sur le thème : « : communauté de destin et partenariat mutuellement profitable ». Il faut noter que, en plus du ministre des Relations extérieures et des patrons des ministères économiques qui l’accompagnaient à ce voyage, le chef de l’Etat avait intégré dans sa délégation officielle , le président du Mouvement inter patronal du Cameroun (Gicam), Célestin Tawamba, et le président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (Ccima), Christophe Eken.
Au-delà du fait qu’il rectifiait le tir après les vives critiques qu’il a essuyées pour n’avoir pas mis dans ses bagages des hommes d’affaires lors de son séjour de mars 2018 dans l’Empire du milieu, Paul Biya tenait visiblement à démontrer par cette « ouverture », que la Chine occupe une place des plus stratégiques dans la coopération bilatérale du Cameroun avec les puissances de la planète ; et aussi que le secteur privé camerounais, structurellement amorphe, pouvait également tirer son épingle du jeu dans cette coopération. Entre autres enjeux du Sommet de Pékin pour le Cameroun, les autorités camerounaises sont allées auprès de celles chinoises avec des besoins de financements qui se chiffrent à plusieurs centaines de milliards Fcfa. Confronté à des tensions de trésorerie inhérentes à l’effondrement t des cours des matières premières à l’instar du pétrole (26,94% de contribution au budget de l’Etat en 2014) depuis quatre ans, lesquelles tensions ont été aggravées par la dégradation du climat sécuritaire ayant fait exploser les dépenses de sécurité, Paul Biya a besoin de ressources pour financer son vaste programme infrastructurel dans les domaines de l’énergie, des transports, etc.
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.
Contactez le service clientRecevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.
En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.
Dans la même catégorie
Articles similaires
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.
En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.
EcoMatin SRL : BE1003.413.035
Avenue Louise 523, 1050 Ixelles
© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.

