L’implantation du groupe nigérian Dangote Industries Limited se prépare si l’on s’en tient à ce qui ressort d’une audience accordée, le 23 juillet à Libreville, à une délégation dudit groupe par le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema. « Nous avons exploré où nous pouvons construire une usine de production de ciment… Nous recherchons aussi des opportunités pour des investissements dans les fertilisants », a déclaré à l’issue de l’audience, Aliko Dangote, le PDG Dangote Industries Limited.
Dans le détail, en dehors d’une cimenterie, le groupe nigérian souhaite investir précisément dans l’urée et le phosphate. A terme, cela permettrait de rendre disponibles les engrais, et booster la production agricole. Le groupe revient à la charge quatre ans après qu’il a annoncé, en 2020, son intention d’investir au Gabon, environ 75 millions de dollars (45,3 milliards de FCFA) pour la construction d’une unité de broyage de clinker (matière première du ciment) d’une capacité de 3000 tonnes par jour. Si le projet de cimenterie se concrétise cette fois-ci, cela permettra d’accroître la production du pays qui, au premier trimestre 2024, s’établit à 158 194 tonnes.
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L’extension envisagée de Dangote au Gabon permettra au groupe de consolider sa place dans la sous-région Cemac où le groupe a déjà pied au Cameroun. Ce pays figure dans le top 3 des filiales africaines les plus performantes du groupe cimentier nigérian avec 38% des parts du marché.
Au Gabon, Dangote va néanmoins rencontrer la concurrence turque. En effet, le gouvernement a signé des accords au mois de mai 2024 avec le consortium turc Ucgen, spécialisé dans le domaine de la construction et de l’installation, pour investir 5 milliards de dollars (3 019,6 milliards de FCFA) dans la construction de trois usines : cimenterie, production d’engrais et aciérie.



