Au premier trimestre 2026, la production globale des industries extractives du Gabon a enregistré une baisse trimestrielle de 2,9 %, selon le dernier rapport de la Direction générale de l'économie et de la politique fiscale (DGEPF). Cette contraction s'explique principalement par le recul des hydrocarbures. Le document officiel se limite toutefois aux variations relatives et ne précise pas les volumes physiques extraits, que ce soit en barils pour le pétrole ou en tonnes pour le minerai.
Ce repli sectoriel s'explique par une succession d'incidents techniques dans la branche énergétique. Dans le détail, la production pétrolière a reculé de 4,0 % « suite à des arrêts programmés et à l'explosion d'un pipeline », souligne la note, tandis que le gaz naturel commercialisé a chuté de 44,9 % « en raison d'avaries et d'un déficit d'équipements de réparation ».
À l'inverse, la filière manganèse a progressé, son indice affichant une hausse de 8,4 %, « grâce aux rendements enregistrés sur les mines de Moanda », exploitées par la Compagnie minière de l'Ogooué (Comilog, filiale du groupe français Eramet), et de Franceville, opérées par Nouvelle Gabon Mining (NGM).
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Cette dynamique de l'industrie minière permet de limiter l'impact sur un secteur extractif vital pour les finances publiques de Libreville. Les hydrocarbures et le manganèse représentent conjointement près de 80 % des recettes d'exportation du pays et contribuent pour plus d'un tiers au produit intérieur brut (PIB) national. Néanmoins, la progression trimestrielle du manganèse reste freinée par l'arrêt du site d'Okondja depuis novembre 2025, précise l'institution.
La contraction trimestrielle de 2,9 % marque toutefois un ralentissement par rapport à la tendance de long terme. En glissement annuel, le repli de la production extractive globale atteint 7,9 %, un recul bien plus marqué. Le rapport de politique monétaire de la BEAC prévoit par ailleurs que le Gabon exportera plus de 9 millions de tonnes de manganèse d'ici fin 2026. À l'inverse, les hydrocarbures restent en difficulté, avec une capacité de production journalière stagnant sous les 220 000 barils, loin des sommets historiques du pays.
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