En Guinée Equatoriale, une enquête judiciaire pour irrégularités visant le groupe suisse Vitol S.A et la compagnie pétrolière nationale GEPetrol a été ouverte par le procureur général de l'Etat. L'affaire porte sur un accord de fourniture de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) signé en 2021 dans le cadre du projet de développement d’un système moderne et flexible de traitement et d’exportation du gaz dans le champ gazier Punta Europa, situé au nord de l’île de Bioko, à proximité du Cameroun et du Nigeria.
Dans un communiqué rendu public le week-end dernier, le ministère des Hydrocarbures et des Mines confirme avoir reçu une communication officielle du bureau du procureur général, l’informant de l’ouverture de cette enquête. Le ministère a exprimé sa volonté de coopérer pleinement avec les autorités et de corriger toute anomalie qui pourrait en découler. Il a également réaffirmé son engagement à travailler de concert avec toutes les parties prenantes, pour éclaircir cette affaire.
De son côté, GePetrol a également affirmé son engagement envers la transparence et la légalité dans un communiqué publié dimanche dernier. La société a réitéré sa pleine disposition à collaborer avec le procureur dans le cadre de cette enquête et à mettre en œuvre toutes les mesures correctives qui seraient jugées nécessaires.
Cette enquête survient dans un contexte où le pays est en récession économique et que la gestion de certaines entités publiques capitales telles que la Société nationale de gaz (Sonagas) et GePetrol est vivement remise en question par les autorités. L’accord signé entre Vitol S.A, GePetrol et le ministère des Hydrocarbures, destiné à optimiser la valeur de la production gazière de la Guinée Équatoriale à partir du GNL, du GPL, des condensats et d’autres produits, ainsi qu’à offrir aux producteurs régionaux un accès à des infrastructures modernes et des économies d’échelle, peine à atteindre les résultats attendus, quatre ans après sa signature.
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Or, ce n’est pas la première fois que ce projet suscite des interrogations. En mars 2024, à l’occasion d’un sommet sur l’énergie, NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie, s’était interrogé sur les raisons du blocage du projet de méga hub gazier de Punta Europa en Guinée Equatoriale. Alors que le pays possède plus de 1,5 trillion de pieds cubes de réserves prouvées de gaz naturel.
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