La multinationale suisse Sicpa, leader mondial des encres de sécurité pour billets de banque et principal fournisseur de solutions d'authentification, d'identification, de traçabilité et de sécurisation des chaînes d'approvisionnement, veut s’implanter au Gabon. Pour ce faire, apprend-on du ministère gabonais du Commerce, une délégation de cette entreprise conduite par l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss Kahn, a été reçue le 18 juin à Libreville, par la patronne de ce département ministériel.
« Présent dans plusieurs pays africains tels que le Maroc ou le Togo, ils [cette délégation] souhaitent aujourd'hui s'implanter au Gabon, et prônent pour une main-d'œuvre locale qu'ils ambitionnent former au préalable », apprend-on.
Aussi, la délégation de Sicpa a indiqué qu’elle souhaite apporter à l'Etat gabonais un outil qui permettrait de lutter contre la fraude à l'exemple des faux médicaments ou des produits cosmétiques contrefaits. Il serait question pour Sicpa de tracer les produits mis sur le marché afin de s'assurer de la provenance de ceux-ci. Mais également de lutter contre l'informel, protéger le marché local et garantir la sécurité des consommateurs. Pour l’heure, apprend-on, les conclusions de cette rencontre ne sont pas encore dévoilées. Mais, apprend-on, la ministre gabonaise du Commerce, Marie Paulette Parfaite Amouyeme Ollame Epse Divassa Bofi s'est dit « satisfaite des échanges ».
Pour mémoire, l'entreprise Sicpa fondée en 1927 est une entreprise technologique suisse disposant d’une implantation internationale avec des sites de production et des centres d'excellence sur les 5 continents. Sicpa propose des technologies de pointe basées sur une expertise unique combinant des éléments de sécurité matérielle et numérique. A travers son histoire, Sicpa se révèle être un partenaire de confiance de longue date pour les gouvernements, les banques centrales et les imprimeurs de sécurité, et de l'industrie.
Si cette entreprise Suisse finit par s’installer au Gabon, elle va trouver un marcher pratiquement en friche car, Car, jusqu’à présent, l’évaluation à la conformité aux normes des produits importés se fait initialement avant que ces produits ne soient embarqués pour la destination Gabon. Ce d’autant plus que l'Agence gabonaise de normalisation (Aganor) ne dispose pas des moyens encore moins de l’expertise requise pour tous les contrôles. Or, parmi les produits importés, il y en a qui nécessitent des tests en laboratoire qui ne peuvent pas pour l’instant être exercé au Gabon.








