Le Gabon a lancé un audit de sa dette publique afin de déterminer le niveau réel de ses engagements, dans la perspective de négocier un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI), a révélé Bloomberg le 28 avril. Selon le ministère gabonais des Finances, cette revue, qui couvrira la période 2016-2024, vise à identifier les obligations qui doivent être formellement reconnues comme dette publique. Elle portera notamment sur des éléments contestés, tels que des projets non exécutés, des financements qui n’auraient pas été effectivement versés au Trésor, ainsi que des engagements budgétaires insuffisamment documentés.
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« Les obligations qui ne respectent pas les principes de bonne gestion des finances publiques feront l’objet d’un traitement approprié », indique le ministère, cité par Bloomberg. Conduit en collaboration avec le FMI, cet audit devrait s’étendre sur une période de neuf à douze mois et ouvrir la voie à un nouveau programme avec l’institution de Bretton Woods d’ici fin 2026 ou début 2027.
Cette initiative intervient dans un contexte de pression croissante sur les finances publiques. Selon le FMI, le déficit budgétaire du pays pourrait atteindre 12 % du PIB à l’horizon 2028, contre 8,5 % en 2024. Par ailleurs, les investisseurs expriment des doutes sur la fiabilité des données budgétaires, contribuant à une perception de risque élevée sur la dette souveraine gabonaise.
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Le précédent programme du FMI, d’un montant de 553 millions de dollars, avait été suspendu après le coup d’État de 2023. Depuis, les autorités ont engagé plusieurs réformes, dont un audit des contrats miniers annoncé en décembre, dans le but de renforcer la gouvernance économique. Cet audit de la dette pourrait permettre au Gabon de clarifier sa situation financière et de restaurer la confiance des partenaires internationaux, dans un environnement marqué par des exigences accrues de transparence et de discipline budgétaire.





