Le ministre de l’Économie et des Finances, Henri-Claude Oyima, a annoncé l’ouverture d’un audit des ordonnances en attente de paiement au Trésor public pour les exercices 2022 à 2025. Cette opération intervient alors que l’État s’apprête à régler ses arriérés vis-à-vis des prestataires. Selon le communiqué, l’audit vise à clarifier l’origine et la légitimité des dettes accumulées à la fin du régime Ali Bongo (jusqu’à son départ du pouvoir le 30 août 2023) et depuis l’arrivée du général Brice Clotaire Oligui Nguema.
Du côté des entreprises, l’audit doit permettre à l’État de débusquer d’éventuelles « dettes fantômes » ou créances injustifiées. Pour prétendre au règlement, les prestataires ont jusqu’au 30 septembre pour transmettre une documentation complète. Celle-ci doit inclure conventions de marché, lettres de créance, bons de commande ou ordres de service, devis et factures certifiées « service fait », ainsi que les déclarations fiscales et sociales, procès-verbaux et bons de livraison.
Le gouvernement n’a pas encore communiqué de montant consolidé sur les dettes à apurer. Toutefois, selon les chiffres officiels, la dette publique intérieure s’élevait à 2 196 milliards FCFA en février 2025. Fin mars, le stock des arriérés atteignait 239,9 milliards, en légère hausse par rapport à décembre 2024.
Cette opération s’inscrit dans une série de mesures d’assainissement initiées par Henri-Claude Oyima depuis son arrivée au ministère le 5 mai dernier. Il avait déjà suspendu le paiement des loyers administratifs le 16 mai, en attendant les conclusions d’un audit. Il avait également révélé une dette de 39,1 milliards FCFA au titre du service de la dette et 28,2 milliards d’arriérés de paiement.
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