Les autorités gabonaises préparent le remplacement du « Plan Stratégique Gabon émergent : Vision 2025 » (PSGE), document qui devait servir de boussole pour que le pays soit émergent en 2025. Dans ce sens, sous l’égide du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, Libreville, la capitale du pays va abriter, les 17 et 18 mars, les assises nationales sur le financement du développement post-transition avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).
« Les conclusions et les recommandations issues de ces assises serviront de base de travail pour asseoir la stratégie nationale de financement renouvelé et une feuille de route qui soutiendront la prochaine vision du développement économique du pays », explique Marl-Alexandre Doumba, le ministre gabonais en charge de l’Économie.
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Il précise que ces assises offriront des stratégies aux différentes parties prenantes d’échanger leurs points de vue sur les principaux défis du Gabon, en matière de mobilisation de ressources, d’investissement et de financement. Aussi, ce sera l’opportunité pour les autorités nationales de s’accorder sur un agenda consensuel de réformes concrètes liées aux priorités communes du financement du développement à la fin du processus de transition politique. Sans oublier de faire un état des lieux des solutions expérimentées au cours de la dernière décennie.
La tenue de ces travaux intervient dans un contexte d’échec du PSGE dont le Gabon s’est doté en 2010 en vue de devenir un pays émergent en 2025. Force est de constater que le Gabon n’est pas devenu émergent. Le pays a pourtant mis en place une batterie de mesures visant à attirer les investisseurs. C’est ainsi qu’est née la zone économique spéciale (ZES) de Nkok, qui abrite aujourd’hui une centaine entreprises et représente à elle seule un tiers de la production nationale de bois transformé. En dehors de la filière bois, le Gabon a également porté son attention sur le secteur agricole et les industries agroalimentaires, fortement négligées dans le passé.
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