Au Tchad, le gouvernement annonce l’entrée en production du champ pétrolier de Belanga, situé dans le Sud du pays, au troisième trimestre 2025, afin de doper la production nationale de 5000 barils/jour supplémentaires. C’est ce qui ressort de la rencontre tenue mercredi 12 mars à N’Djamena entre Ndolenodji Alixe Naimbaye, la ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie et Levy Warren, président-directeur général de United Hydrocarbon International Corp (multinationale pétrolière canadienne), accompagné de son partenaire financier Transfiguera. « Les discussions ont principalement porté sur la reprise des activités sur le site de Belanga, avec une entrée en production prévue pour le troisième trimestre 2025. Les prévisions tablent sur une production de 5 000 barils par jour, ce qui viendrait renforcer la production pétrolière nationale. », précise le ministère sur ses plateformes digitale. « Cette augmentation répondrait à l'une des priorités du gouvernement tchadien, inscrite dans le chantier numéro 7 de sa stratégie de développement. », peut-on lire.
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Concrètement, ce champ est situé dans la zone de contrat de partage de production de 5,3 millions acres de United Hydrocarbon Chad Limited (UHCL), filiale du canadien, détentrice du permis d’exploitation de cet actif pétrolier. Bien que le potentiel exact de ce gisement ne soit pas connu à date, les récents travaux d’explorations, effectués par UHCL en 2014, ont révélé l’interception de trois intervalles de roches pétrolifères dont deux épaisses de 16,5 m dans le Crétacé supérieur du puits Belanga North-1, qui a atteint 1392m. Le second puits, Belanga 1A, foré pour délimiter la découverte de pétrole effectuée dans les années 1970 avec Belanga 1, a pénétré une zone de roches pétrolifères de 9 mètres.
Un contexte pétrolier complexe
L’entrée en production programmée de ce champ pétrolier intervient dans un contexte où N'djamena a récemment repris 35 % des actifs de la société malaisienne Pétronas dans les champs pétroliers de Doba, au sein de Tchad Oil Transportation Company SA (Totco), une entreprise clé pour le transport du pétrole tchadien. Il survient alors que la bataille juridique entre l’Etat tchadien et l’entreprise britannique Savannah Energy (suite au rachat de la filiale du groupe américain Exxon Mobil), enclenchée en 2022 au Tribunal Arbitral de la Chambre de Commerce Internationale (CCI), se poursuit.
De même, le pays dépend fortement de ses revenus pétroliers, un secteur sujet aux fluctuations des prix mondiaux et à des défis opérationnels. Selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international (FMI), la production pétrolière tchadienne devrait connaître une légère augmentation en 2025. Cependant, ces prévisions restent soumises à des incertitudes, notamment en ce qui concerne la stabilité des prix du pétrole et la capacité du pays à attirer de nouveaux investissements. Malgré ces incertitudes, le Tchad projette des recettes globales de 2 420,8 milliards de Fcfa en 2025, soit une hausse de 404,6 milliards de Fcfa (+20 %) par rapport à 2024.
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