La China National Petroleum Corporation (CNPC), via sa filiale CNPC International Chad (CNPC IC), premier producteur d’hydrocarbures du Tchad et unique raffineur du pays, a renouvelé la direction de ses opérations locales avec la nomination de Xiao Lan en remplacement de Liu Henian, selon une communication du ministère des Finances publiée le 7 avril à N’Djamena, à l’issue d’une audience avec une délégation du groupe. Cette sortie officielle a dévoilé un dirigeant jusque-là peu exposé, alors que les cours du pétrole évoluent au-dessus de 100 dollars le baril.
Ancien président de Petro-Energy E&P entre 2023 et 2025, Xiao Lan a auparavant occupé plusieurs fonctions de planification et de développement au sein de CNPC, notamment au Moyen-Orient. Son profil, centré sur la stratégie et l’amont pétrolier, intervient alors que CNPC Tchad maintient une production supérieure à 5 millions de tonnes de brut par an depuis cinq ans et poursuit la modernisation de ses opérations, avec le déploiement de champs pétroliers numériques automatisés et du modèle d’ingénierie « EPC+ » visant à optimiser la performance opérationnelle.
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Ce changement de direction intervient dans un contexte d’accélération des ambitions pétrolières du Tchad, qui vise une production de 250 000 barils par jour à l’horizon de cinq ans dans le cadre du plan « Tchad Connexion 2030 ». Pour CNPC, l’enjeu porte sur la montée en puissance des investissements en exploration, forage et développement de nouveaux puits, tout en assurant la continuité de ses activités aval. Le groupe, coactionnaire de la seule raffinerie du pays installee à Djermaya, non loin de N'Djamena, reste confronté à des pénuries récurrentes de carburants et de gaz de pétrole liquéfié, ainsi qu’à des tensions sociales liées aux disparités de rémunération dénoncées par les employés tchadiens.
Au Tchad, CNPC s’est imposé comme un acteur structurant de la chaîne pétrolière, de l’exploration à la transformation, dans un secteur marqué par l’arrivée progressive d’investisseurs asiatiques aux côtés des majors historiques. Cette réorganisation du management intervient dans un environnement de prix élevés mais volatils, alors que les autorités cherchent à accroître la production et la valeur ajoutée locale, dans un secteur encore contraint par des enjeux opérationnels et sociaux.
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