À moins d’un éventuel retournement de situation, Noël Bertrand Boundzanga ne sera finalement pas candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2025 au Gabon. Le président fondateur de la plateforme « Telema » a annoncé son retrait de la course à la magistrature suprême lors d’une déclaration publique le 4 mars dernier. Une décision qui réduit ainsi la concurrence pour le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, officiellement déclaré candidat, 18 mois après sa prise de pouvoir, à la suite d’un coup d’Etat militaire.
Noël Bertrand Boundzanga fustige un processus électoral qu’il juge antidémocratique. Pour lui, la principale raison ayant motivé son retrait réside dans le fait que Oligui Nguema n’a pas respecté ses engagements, à savoir passer le témoin aux civils au terme de la période de Transition entamée le 30 août 2023 à l’issue du push ayant renversé Ali Bongo Ondimba après 14 années passées à la présidence du Gabon (2009-août 2023). « Le 4 septembre 2023, le président de la Transition avait promis de remettre le pouvoir aux civils grâce à une élection libre, transparente et crédible. Aujourd’hui, en annonçant sa candidature, il renie sa parole et trahit la confiance du peuple gabonais », a expliqué le désormais ex-candidat déclaré, par ailleurs enseignant de littérature à l’Université Omar Bongo où il a fait ses classes.
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Dans ce contexte, Noël Bertrand Boundzanga convoque l’article 25 alinéa 4 de la Charte africaine de la démocratie qui stipule que « les auteurs de changements anticonstitutionnels du gouvernement ne doivent ni participer aux élections organisées pour la restitution de l’ordre démocratique, ni occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur État ». Ainsi, le professeur d’université de 49 ans n’entend pas « participer à cette mascarade ». Un retrait qui pourrait faire les affaires d’un Oligui Nguema dont la candidature est guidée par le besoin de « répondre aux appels du peuple » gabonais.
A un mois et demi du scrutin, le processus d’enregistrement des candidatures reste ouvert, tandis que la campagne électorale elle, débute le 29 mars pour s’achever le 11 avril.








