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Célestine Ketcha Courtès déboulonne Mbwentchou

La dynamique maire de Bangangté hérite du ministère du l’Habitat et du Développement urbain à la faveur du remaniement ministériel du 04 janvier dernier.

Elle fait une entrée fracassante. Célestine Ketcha Courtès, l’héritière de Françoise Foning au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais  (RDPC), de par son dynamisme, a été portée à la tête du l’Habitat et du Développement Urbain, à la faveur du remaniement ministériel du 04 janvier dernier. Elle remplace à ce poste Jean Claude Mbwentchou. La maire de Bangangté, surnommée « madame propre » aura donc désormais la charge de porter le projet d’urbanisation du Cameroun et de démocratiser l’habitat. C’est donc un vent de dynamisme qu’elle va insuffler à la tête du ministère en charge de l’habitat au Cameroun. La nouvelle ministre de de l’habitat et du développement urbain brille une présence remarquable dans le parti au pouvoir. Née le 13 Octobre 1964 à Maroua, au Nord Cameroun, Ketcha Courtès est titulaire d’un Baccalauréat A4, mention bien, d’un brevet de technicien supérieur option techniques commerciales et d’un diplôme d’études supérieures de commerce et d’économie. Elle fut dans un premier temps cadre commercial et marketing à la Cimencam avant de se consacrer entièrement dans les affaires jusqu’à ce jour.

Faisant des choses avec respect et séduction, ses communications précises et méthodiques, elle est propulsée à la tête de l’exécutif municipal de Bangangté en 2007, vice-présidente de l’AEMF (Association pour l’Entraide Municipal et le Développement), présidente nationale du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique du Cameroun (REFELA-Cam), ex-présidente de la Panthère sportive du Ndé, actuelle administratrice et présidente d’honneur de la Panthère Sportive du Ndé, ambassadrice de l’Afrique francophone dans les groupes de travail de l’Union européenne portant « dialogue structure » sur l’aide, présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), présidente départementale des Cités et Villes Unies du Cameroun (CVUC – Ndé). Reine mère Bangangté et Bangoulap depuis 1997, Célestine Ketcha Courtès est parfaitement bilingue, elle parle français et anglais, tout en comprenant l’allemand. Son dynamisme lui a valu plusieurs distinctions honorifiques. Elle est Chevalier de l’ordre national du mérite sportif. Avec  Françoise Mbango,  elles sont seulement deux femmes à avoir reçu cette distinction au Cameroun.  Célestine Ketcha Courtès est également Chevalier de l’ordre national du mérite, Chevalier de l’ordre national de la valeur. Elle est mariée et mère d’enfants.

Le dynamisme de Célestine Ketcha Courtès lui a souvent valu des inimités, avec en prime des procès.

Le dynamisme de Célestine Ketcha Courtès lui a souvent valu des inimités, avec en prime des procès. C’est le cas de celui l’ayant opposé à Célestin Ketchanga dans l’affaire Queen Fish. En juillet 2011, lors de l’affaire Queen Fish, elle est condamnée par le tribunal de grande instance du Wouri à un an d’emprisonnement avec trois ans de sursis et à plusieurs amendes au Trésor public. Reconnue non-coupable d’usage de faux en écriture de banque, Célestine Ketcha Courtès est toutefois jugée coupable d’abus de biens sociaux et de crédits. Ses avocats, font appel et se pourvoient en cassation. Et, le 8 janvier 2015, la Cour d’appel de la Littoral condamne Célestine Ketcha à payer à Célestin Ketchanga des dommages et intérêts.

La Rédaction EcoMatin

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