Le 24 juillet à Bangui, le gouvernement centrafricain a réceptionné des équipements de prospection minière financés par un don de 6,4 millions de dollars (environ 3,69 milliards de FCFA) de la Banque mondiale. Cette dotation est destinée aux Unités de recherche géologique et minière (URGM) et au Secrétariat permanent de certification des substances minérales (SPCSM). « Cette dotation permettra d'améliorer les travaux de recherche géologique, la cartographie, la collecte des données sur le terrain ainsi que la certification des ressources extractives », indique le ministère des Mines et de la Géologie dans une note officielle.
Selon le gouvernement, cet appui matériel s'inscrit dans le volet minier du Projet de gouvernance numérique du secteur public (PGNSP), développé en partenariat avec l'institution de Bretton Woods. Dans le détail, l'investissement dote les agences de l'État de terminaux de connexion satellitaire Starlink, de drones, de traceurs GPS, d'ordinateurs de terrain, de matériels de bureau, d'équipements de sécurité et de camping, ainsi que de stations solaires autonomes. L'objectif est de fournir aux structures d'ingénierie et de contrôle les outils nécessaires pour cartographier numériquement les ressources et assurer une surveillance technologique des sites d'extraction isolés.
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Cette dotation, qui constituerait le premier appui de la Banque mondiale ciblant directement le secteur minier centrafricain, doit renforcer la stratégie de maximisation des recettes de l'État. Elle vise notamment à soutenir la lutte contre la contrebande de l'or et du diamant, les deux principaux produits miniers du pays, dans un contexte où l'or est devenu le premier produit d'exportation de la République centrafricaine en 2025. Le déploiement de ces équipements accompagne également un programme gouvernemental de vidéosurveillance des concessions aurifères destiné à intégrer la production artisanale dans les circuits fiscaux formels.
Par ailleurs, ce renforcement des capacités des organes de contrôle soutient les efforts de Bangui pour se conformer aux exigences du Processus de Kimberley, dont la République centrafricaine a longtemps subi les restrictions en raison des flux de minerais issus des zones de conflit. Il intervient également au moment où le pays amorce un nouveau cycle d'exploration minière. La société canadienne CVMR, titulaire de droits exclusifs sur plusieurs métaux critiques, mène actuellement des travaux de prospection au sol à la suite d'une campagne d'acquisition de données géophysiques aéroportées. La Banque mondiale diversifie ainsi son champ d'action en République centrafricaine, après les secteurs de l'énergie, de la gouvernance et de l'accès à l'eau.
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