En 2025, près de 2,4 millions de Centrafricains, soit 38% de la population, ont été confrontés à une vulnérabilité extrême, selon l’ONU. Pour répondre à cette crise, le gouvernement et la communauté humanitaire ont mobilisé 116,9 millions de dollars (66 milliards FCFA) pour assister 887 000 personnes parmi les plus vulnérables. Ce financement ne représente toutefois que 36% des 324 millions de dollars requis (183 milliards FCFA), laissant un déficit considérable. « Le Plan de réponse humanitaire n’a atteint qu’à peine la moitié de sa cible », souligne l’ONU.
La chute des financements a entraîné la fermeture de 116 bases gérées par 60 organisations, dont 33 ONG nationales, 24 ONG internationales et trois agences des Nations unies. Ces structures couvraient 43 sous-préfectures et 13 secteurs d’intervention. Près de la moitié de ces bases se situent dans les dix sous-préfectures les plus touchées par la crise, amplifiant les conséquences sur l’accès à l’eau, à la nourriture, à l’éducation et aux soins de santé. Face à ces contraintes, les acteurs humanitaires ont dû recourir à une « hyper-priorisation » des interventions, concentrant les ressources sur les besoins vitaux et réduisant mécaniquement la portée des opérations.
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Pour 2026, la situation reste préoccupante. Dès le 31 mars, The Alliance for International Medical Action (ALIMA) suspendra ses activités à Obo, dans le Haut-Mbomou, privant près de 15 200 personnes, dont 6 780 déplacés internes, d’accès aux soins. Le gouvernement et les partenaires humanitaires prévoient un financement de 264 millions de dollars (149 milliards FCFA), soit 34 milliards FCFA de moins que l’année précédente. « La solidarité internationale, aujourd’hui plus que jamais, ne peut pas attendre », a insisté Mohamed Ag Ayoya, coordonnateur humanitaire pour la RCA, appelant à un engagement renouvelé de la communauté internationale.













