En République centrafricaine (RCA), l’élection présidentielle est prévue pour décembre 2025. A 8 mois de l’échéance, la candidature de Faustin Archange Touadera divise l’opinion : d’une part, ceux qui l’appellent à briguer un troisième mandat et de l’autre, une fraction qui s’y oppose. Selon l’Agence France presse (AFP), la célébration du 9e anniversaire de l'investiture du président centrafricain le 30 mars dernier a été l’occasion pour ses partisans de lui affirmer son soutien. En effet, l’AFPdécrit une foule dense, en pagne blanc et bleu ou en T-shirt floqué de "Touadéra mon président" et applaudissant énergétiquement chaque intervention sur le bilan de Touadéra à la tête de l'Etat depuis 2016. « Une cohorte de partis politiques, associations et représentants de la société civile ont enchaîné les discours pour porter la candidature de leur "champion", "bâtisseur", et "père de la nation "lors de cette cérémonie officielle organisée par le gouvernement chaque année dans l'enceinte de l'Assemblée nationale à Bangui », précise l’agence.
En décembre 2024, Thierry Kamach, homme d’affaires et ministre de l'Environnement a officialisé le soutien de son parti, le Mouvement national des indépendants (Mouni) au Mouvement cœurs unis (MCU)dirigé par Touadera, âgé de 68 ans. Cependant, cet appel à un troisième mandat du président Touadera n’émeut guère le Bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC). Celui-ci milite pour un retour à la constitution du 30 mars 2016 qui stipule en son article 35 que : « Le président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin secret, majoritaire à deux tours ; la durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Le mandat est renouvelable une seule fois ».
L’AFP souligne que la BRDC a appelé à une « marche citoyenne et pacifique » le 4 avril contre un troisième mandat du président Touadéra. Initialement interdite par ce dernier, la manifestation a finalement été autorisée. Toutefois, « toutes les dispositions nécessaires aux fins d'éviter tout débordement ou dérapage susceptible de troubler l'ordre public », précise le ministre de l’Intérieur en RCA, Marcel Nicaise Nassin.
Pour le moment, l’élection présidentielle semble ne pas être une priorité pour Faustin Archange Touadera. « Je me concentre sur mon mandat actuel », a-t-il confié à l’AFP. Par contre, la constitution du 30 août 2023 l’autorise en son article 67 à briguer un nouveau mandat :« le président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin secret, majoritaire à deux tours, pour un mandat de sept ans renouvelable », lit-on. Élu le 14 février 2016, Faustin Archange Touadera a été réélu en décembre 2020.
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