Le 17 décembre 2024, la Banque africaine de développement (BAD) a autorisé un don de 7,2 milliards de Fcfa au profit du Tchad pour la mise en œuvre du Projet d’appui au développement des infrastructures rurales et de la promotion des chaînes de valeurs agricoles au Tchad (PADIR-CVA).
Dans le détail, ledit projet qui cible principalement les populations de la province de Mayo-Kebbi « vise à augmenter la production du riz par l’irrigation pour s’affranchir des aléas climatiques et contribuer à réduire l’insécurité alimentaire au Tchad », a déclaré Claude N’Kodia, responsable pays de la Banque africaine de développement au Tchad. Parlant de la production du pays, selon un document du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad)- Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (Pddaa), elle varie entre 45 000 et 60 000 tonnes de paddy par an. La production sur les périmètres irrigués représente 15% de cette production. Les rendements varient entre 800 et 1 000 kg/ha pour les cultures pluviales, 2 500 et 3 000 kg/ha en maîtrise partielle de l’eau et enfin entre 3 500 et 5 500 kg/ha en maîtrise totale de l’eau.
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Pour parvenir à la doper, il sera question : d’aménagement d’un périmètre irrigué avec maîtrise totale de l’eau de 240 hectares qui comprend l’installation d’une station de pompage par l’énergie solaire. Il s’agit d’un réseau de transport de l’eau sous pression en PVC, d’un réseau des canaux bétonnés, d’un réseau des pistes longeant les canaux, d’une digue de protection du périmètre, d’un réseau de colature (drain principal et secondaires), ainsi divers ouvrages en bétons armés (ouvrages de prise, de régulation de franchissement).
Dans sa mise en œuvre, il sera aussi question de l’organisation et renforcement des capacités des producteurs, la promotion de l’entreprenariat des jeunes et des femmes et la promotion de chaîne de valeur agricole. A terme, projet mettra en place des infrastructures socio-économiques pour faciliter la transformation, le stockage et la commercialisation des produits agricoles produits localement.
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Par ailleurs, il faut préciser que cette mesure rentre dans l’ensemble de mesure prise par le gouvernement pour doper la production nationale. L’on se souvient qu’en octobre dernier, le L’Institut tchadien de recherche agronomique pour le développement (ITRAD) présentait au cours d’une visite guidée au des producteurs, chercheurs et transformateurs, présents, les nouvelles variétés de riz, introduites dans le pays dans l’objectif de de stimuler la production locale et de diversifier les cultures. Il s’agissait alors des variétés de riz introduites au Tchad, à savoir Orylux 6 et Nerica L19, importées du Bénin.
De plus il faut dire que le riz rentre dans les spéculations céréalières les plus consommés au Tchad. S’agissant de la production céréalière tchadienne, elle s’est élevée à 2,6 millions de tonnes en 2023, s’affichant en baisse de 7 % par rapport à la moyenne quinquennale de 2,8 millions de tonnes.









