« Je voudrais insister sur le fait que notre salut réside dans la promotion du secteur agropastoral (…) En plus du potentiel agricole, nous avons plus de 100 millions de têtes de bétail qui représentent une richesse avec de nombreuses chaînes de valeur (viande, lait, peau, etc) ». Tels sont les propos du président Tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, dans son adresse à la Nation pour l’année 2025. L’emphase mise par le chef de l’Etat sur le secteur agropastoral n’est pas anodine quand on sait qu’après le pétrole ce secteur d’activité contribue de manière significative à la formation de produit intérieur brut du pays. Selon Ifad le secteur agricole contribue à hauteur de 40% par le Fonds international de développement agricole (Fida) au PIB et l’élevage à 30% selon le rapport pays 2022 de la Banque mondiale.
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Pour donc poursuivre les efforts mis en place pour tirer bénéfice des différentes potentialités qu’offre ce secteur d’activités, le gouvernement a instruit dans la Loi de finances 2025, un relèvement des taxes sur les ventes de bétail. Ainsi dit depuis le 1er janvier dernier, une nouvelle grille de taxation pour la vente de ces animaux est entrée en vigueur. Selon celle-ci, la taxe sur la vente du prix du chameau est passée de 6 000 à 8 000 Fcfa/tête. Celle sur les bovins est passée de 4 500 à 6 500 Fcfa. Soit une hausse de 2 000 Fcfa (33,3%) pour ces deux espèces animalières. S’agissant des autres animaux qui forment le cheptel tchadien la taxation est restée la même. Soit 3000 Fcfa pour les veaux, 1500 Fcfa pour les ânes et les porcins, 750 Fcfa pour les caprins et 375 Fcfa pour les ovins. En augmentant la taxation sur ces deux espèces animales, le gouvernement ambitionne d’élargir son assiette fiscale en 2025.
Vers une hausse des dépenses du Cameroun ?
L’augmentation de la taxe de la vente de bétail va de facto induire une augmentation du prix de vente des animaux concernés. Ce qui pourrait avoir des conséquences sur le portemonnaie des pays qui s’approvisionne auprès de ce ays d’Afrique centrale. Dans cette catégorie se trouve le Cameroun. Selon le ministère de l’Elevage, des pêches et des industries animales dans sa note Situation de la production et des importations du sous-secteur de l’élevage, des pêches et des industries animales de 2023, 49 606 têtes de bovins ont été importé du Tchad. En hausse de 19 888 têtes (66,9%) par rapport aux 29 718 têtes importées en 2022. Si ledit document ne fournies pas ce que le pays a dépensé pour importés ces animaux, on sait tout de même qu’en 2023, le Cameroun a dépensé 7,269 milliards de Fcfa pour l’importation de 4 450,4 tonnes d’animaux vivants, selon le Commerce extérieur publié par l’Institut national de la statistique.
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Il faut dire que les importations de viande bovine rentrent alors dans la palette de produits qui forment les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Tchad. Selon l’INS, en 2022 le Cameroun a importé 28 000 tonnes de marchandises du Tchad d’une valeur de 6,2 milliards de Fcfa. Du côté des exportations, le Cameroun a envoyé 348.400 tonnes de marchandise à hauteur de 114,3 milliards de Fcfa. En 2023, le volume exporté vers ce pays voisin a crû à 278 700 tonnes pour une valeur de 149,1 milliards de Fcfa.










