Le Trésor public camerounais a récemment communiqué son programme d’émissions du mois de mars 2025 sur le marché régional de la dette publique. Les opérations s’ouvriront le 17 mars pour se refermer 15 jours plus tard avec un objectif de 145 milliards FCFA sur des maturités allant de 3 à 7 ans.
Yaoundé prévoit en effet une série de 5 émissions d’OTA (Obligations du Trésor Assimilables) de 25 milliards FCFA chacune et une dernière de 20 milliards FCFA sur 7 ans soit la maturité la plus élevée. En termes de rendement, cette dernière levée de fonds sera assortie d’un taux d’intérêt annuel de 7,5%. Les maturités de 5 ans et 4 ans seront respectivement rémunérés à 6,75% et 6,5%, contre 6% sur 3 ans.
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Sur l’année 2025, l’État camerounais a prévu de lever 1 130 milliards FCFA (environ 1,8 milliard USD) auprès des investisseurs domestiques, selon le calendrier des émissions qu’il a lui-même transmis à la Banque centrale. Cette enveloppe comprend 750 milliards FCFA de BTA (titres de moins d'un an de maturité) et 380 milliards FCFA via l'émission des Obligations du Trésor Assimilables (OTA). Pour réussir cette opération, le ministre des Finances a indiqué que son pays est parvenu à décrocher une pondération nulle auprès du régulateur bancaire.
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La COBAC n’a pas officiellement communiqué sur cette décision qui est clairement un changement de cap puisqu’en novembre 2024, l’institution attribuait une pondération de 90% sur les titres du Cameroun en raison du non-respect par Yaoundé de 3 des 4 critères de convergence et de surveillance multilatérale (dette publique, solde budgétaire, inflation et accumulation d'arriérés). Sur cette base, le régulateur contraignait les établissements bancaires qui achèteront les titres de créance du Cameroun à détenir en fonds propres, 90 % de leur encours. De quoi décourager ces derniers à prêter davantage au pays.
L’attribution de la pondération nulle, bien que Yaoundé n’ait pas respecté les critères de convergence, lève cette obligation de constitution de fonds propres. Un avantage pour faciliter son objectif de financement.








