Les investisseurs de la zone CEMAC ont répondu massivement à l'appel du Trésor public camerounais lors de deux émissions de titres publics sur le marché monétaire de la BEAC, tenues le 9 juin 2025. Selon les résultats consultés par EcoMatin, les deux opérations ont permis à l’État de mobiliser près de 45 milliards FCFA, dans un contexte de liquidité restreinte et de taux d'intérêt en hausse.
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La première émission portait sur 20 milliards FCFA de Bons du Trésor Assimilables (BTA) à 26 semaines, levés intégralement. La seconde, de 25 milliards FCFA à 52 semaines, a permis de mobiliser 24,81 milliards FCFA, soit un taux de couverture global très satisfaisant.
Les deux opérations ont été assorties de taux d'intérêt moyens de 6,87 % et 7,33 % respectivement. À titre de comparaison, ces taux étaient encore inférieurs à 3 % début 2022, preuve de l’évolution du coût de l’endettement pour les États. Cette hausse résulte d’une plus forte appétence des investisseurs pour des rendements élevés, obligeant le Cameroun à s’aligner sur des conditions plus attractives, à l’image d’autres États de la zone.
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Si la BEAC a amorcé un léger assouplissement monétaire depuis mars 2025, les tensions de trésorerie persistent, et la concurrence entre États émetteurs s’intensifie. Cela se traduit par une montée des coûts d’emprunt sur le marché domestique.
À fin avril 2025, l’encours de la dette publique des États de la CEMAC sur le marché régional atteignait 8 448,8 milliards FCFA, illustrant leur dépendance accrue aux titres publics pour financer leurs besoins de trésorerie. Le Congo domine avec 29,9 % de l’encours, suivi du Gabon (29,4 %) et du Cameroun (19,5 %).










