visa-2026-08-01
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Je me connecte
Magazine
    Bientôt disponible...
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Business et EntreprisesEecomembre

Abbas Jaber : « nous n'avons jamais évalué à 32,7 milliards de Fcfa nos actifs à la Sodecoton »

Après avoir tenté, 4 ans plus tôt, de prendre le contrôle de la Société de développement du Coton (Sodecoton), le patron du groupe Advens-Geocoton, qui détient 30% du capital de cette entreprise camerounaise, s’est engagé, à la fin de l’année dernière, dans un processus de cession de ses actifs au Cameroun et en Afrique. Ce dernier revient sur les raisons qui ont motivé son retrait de la table ronde de la Sodecoton et réfute catégoriquement les chiffres avancés par les médias au sujet de la valorisation de ses actions.

Publiée jeudi 28 mars 2024 à 12:29:24Modifiée vendredi 3 mai 2024 à 11:15:40Temps de lecture 6 minPar Vicky BAGAL

Abbas Jaber, PDG d'Advens-Geocoton
Abbas Jaber, PDG du groupe Advens

lI y a quatre ans, Advens-Geocoton projetait de monter dans le capital de la Sodecoton, à hauteur de 51%, et promettait d'investir 60 milliards de Fcfa pour sa modernisation. A présent, vous souhaitez plutôt en sortir, comme dans d'autres filiales africaines. Pourquoi un tel revirement ?

Des considérations personnelles et familiales ont joué un rôle important, mais en tant qu'entrepreneur, mes décisions sont également guidées par une vision stratégique. La Sodecoton a brillé ces dernières années en réalisant d’excellents résultats grâce à une gestion rigoureuse, au soutien avisé et solidaire des autorités et un soutien technique sans faille de Geocoton. Nous partons en laissant une Sodecoton en bonne santé avec de belles perspectives.

Où en sont les discussions avec d'éventuels repreneurs et quelles sont les suites du processus ?

La suite après cette publicité
diamondcapitalconvention-2026-08-18-in article

L'État bénéficie d'un droit prioritaire et il serait naturel qu'il souhaite l'exercer, compte tenu de l'importance de cette filière pour le Septentrion. Aussi, d'autres acteurs privés locaux et étrangers sont attirés par notre participation dans Sodecoton, reconnaissant sa bonne rentabilité et ses perspectives tellement prometteuses ; mais l’Etat reste prioritaire.

Nous envisageons de maintenir notre présence au Cameroun, en contribuant à des secteurs clés pour le développement du pays notamment dans l’énergie solaire, la logistique et l’élevage.

Confirmez-vous la valorisation des parts (30%) que vous détenez dans Sodecoton à 32,7 milliards de FCFA, tel que rapportée par la presse ?

Nous n'avons jamais confirmé un tel montant. L'origine de ce chiffre avancé par certains journalistes reste inconnue. Seule une évaluation par des professionnelles et les négociations définiront le juste prix.

Est-ce un départ définitif du Cameroun alors que le marché nigérian, à proximité, présente un intérêt pour votre groupe au regard des perspectives démographiques de ce pays voisin ?

Non, nous envisageons de maintenir notre présence au Cameroun, en contribuant à des secteurs clés pour le développement du pays notamment dans l’énergie solaire, la logistique et l’élevage. Depuis l’acquisition de Dagris en 2007, les relations avec le gouvernement camerounais ont été exemplaires. Nous avons proposé d'étendre notre expertise à d'autres domaines, une initiative bien accueillie par les autorités. Le Cameroun a la vocation d’être le grenier de l’Afrique ; le pays peut compter sur notre participation pour relever ce défi.

Notre stratégie en Afrique s'inscrit dans une vision à long terme. Nous concentrons nos efforts et nos investissements dans les secteurs et les régions à grande valeur ajoutée.

Le groupe étant également présent dans l'énergie, la meunerie et la logistique, entre autres, le Cameroun est-il en droit d'espérer des investissements dans ces domaines ?

Absolument. Nous avons commencé à exposer notre plan d’investissement aux autorités dans le domaine de l’énergie solaire. La logistique est également un secteur porteur au Cameroun auquel nous réfléchissons, vu l’étendue du territoire et la nécessité de relier les régions et les villes entre elles. Quant à la meunerie le Cameroun est bien doté dans ce domaine et n’a pas besoin d’investissements supplémentaires.

Le Cameroun s'est fixé une production de 600 000 tonnes annuelles de coton à moyen terme. A quelles conditions cet objectif peut-il, selon vous, être atteint ?

Avec un rendement cotonnier moyen de 1500 kg par hectare, le meilleur d'Afrique, l'objectif de 600 000 tonnes peut être rapidement atteint, voire dépassé. Cela nécessite la construction de nouvelles unités industrielles ; la demande des agriculteurs est forte, motivée par une très bonne rentabilité. Grace au coton, Les agriculteurs produisent également des céréales et des légumineuses, ce qui contribue à l'autosuffisance alimentaire. Dans le Nord et l'Extrême-Nord, la Sodecoton est ancrée dans le quotidien des populations et est un puissant moteur d'inclusion et de développement économique.

Nous avons commencé à exposer notre plan d’investissement aux autorités dans le domaine de l’énergie solaire.

Comment entrevoyez-vous l'avenir à la fois de la Sodecoton et de la filière cotonnière locale d'ici à l'horizon 2030 ?

La filière cotonnière du Cameroun est l’une des plus dynamiques d’Afrique. Je ne serais pas surpris que Sodecoton puisse atteindre le million de tonnes d’ici 2030.Le savoir-faire des paysans, la pluviométrie ainsi que l’accompagnement des autorités sont les atouts majeurs qui font que l’objectif n’est pas déraisonnable. Par ailleurs l’objectif de l’autosuffisance alimentaire sera également un moteur puisque que le coton est une culture locomotive car elle entraîne dans son sillage les cultures vivrières (1/3 céréales, 1/3 légumineuses, 1/3 coton) de plus du coton on extrait de l’huile alimentaire ainsi que des protéines végétales dont l’immense cheptel Camerounais a besoin. Nous avons l’habitude de dire que "Tout est bon dans le coton".

Nous avons proposé d'étendre notre expertise à d'autres domaines, une initiative bien accueillie par les autorités. Le Cameroun a la vocation d’être le grenier de l’Afrique ; le pays peut compter sur notre participation pour relever ce défi.

D'autres désengagements de votre groupe sont annoncés çà et là sur le continent. Quelle sera sa nouvelle configuration en Afrique, au terme du mouvement qui a démarré ?

Notre stratégie en Afrique s'inscrit dans une vision à long terme. Nous concentrons nos efforts et nos investissements dans les secteurs et les régions à grande valeur ajoutée, le tout dans une logique de développement durable pour le continent. Nous prévoyons de nous développer autour de pôles stratégiques, en mettant l'accent notamment sur les énergies renouvelables et la logistique. Cette reconfiguration vise à optimiser notre empreinte sur le continent, en contribuant de manière significative aux économies des pays où nous sommes présents tout en assurant une croissance durable pour notre groupe. En un mot : un échange gagnant-gagnant.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Business et Entreprises
  • Abbas Jaber : « nous n'avons jamais évalué à 32,7 milliards de Fcfa nos actifs à la Sodecoton »
CamerounGeocotonArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

AskyBusiness et EntreprisesTransport aérien : Asky Airlines brise le monopole d'Afrijet sur la liaison Yaoundé-BanguiL’entrée en lice de La compagnie togolaise Asky Airlines sur cette ligne devrait stimuler la concurrence tarifaire sur cette liaison sous-régionale.il y a 1 jourEpremiumCWIBABusiness et EntreprisesTransport aérien : la nigériane ValueJet renforce ses activités en CemacDéjà active en Guinée équatoriale, le transporteur nigérian annonce le déploiement de son réseau vers une autre capitale d'Afrique centrale, simultanément avec la Côte d'Ivoire.il y a 2 joursWhatsApp Image 2026-08-21 at 09.58.23Business et EntreprisesCameroun : l'égyptien Arab Contractors piétine sur trois projets routiers de 134 millions de dollarsAlors que l'entreprise, vieille de 71 ans, revendique la réalisation de grands projets structurants en Afrique et au Moyen-Orient, sa filiale au Cameroun patine sur trois projets routiers malgré le paiement d’une bonne partie des décomptes. il y a 2 joursZindjam1Business et EntreprisesTchad : le gouvernement confie au groupe ARISE la réalisation de la zone industrielle ''Zindjam''Le gouvernement tchadien a signé six accords avec ARISE IIP et une autre entreprise pour l’exécution du projet de développement de la Zone industrielle de N'Djamena (Zindjam). il y a 3 joursEpremiumLe Directeur Général de Boissons du Cameroun, Stéphane DescazeaudBusiness et EntreprisesCameroun : la filiale de Castel porte son capital à 75,5 milliards FCFA pour absorber Guinness Cameroun Le groupe Castel s'apprête à regrouper définitivement ses activités brassicoles au Cameroun. Guinness Cameroun sera absorbée par Boissons du Cameroun dans le cadre d'une fusion qui prendra effet le 31 décembre 2026.il y a 4 joursEpremiumjBusiness et EntreprisesCameroun : la dette fiscale et sociale de la SIC grimpe de 11 % en 2025La Société immobilière du Cameroun (SIC) a vu dettes fiscales et sociales grimper malgré un résultat net en forte progression, porté par un chiffre d'affaires multiplié par plus de trois.il y a 5 jours

Articles similaires

EpremiumDu pain composéAgro-industrieBoulangerie : pourquoi le Cameroun peine à imposer son quota de 15% de farine localeAlors que le Piisah 2024-2026 arrive à son terme, une convention de 400 millions FCFA vient renforcer les dispositifs destinés à développer les farines locales panifiables. Mais sur le terrain, leur utilisation reste marginale. Entre coût du blé, habitudes de consommation et insuffisance de la matière première locale, plusieurs obstacles continuent de ralentir la substitution.il y a 1 jourEpremiumRecettes fiscalesPolitiques PubliquesRecettes fiscales : le Cameroun pourrait capter 100 milliards FCFA de plus grâce à la facturation électronique (BAD)En misant sur la digitalisation de la facturation, Yaoundé espère accroître ses recettes fiscales, alors que la pression fiscale du pays reste encore inférieure à la moyenne régionale.il y a 3 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1RDC : Afriland First Bank Congo se rapproche du dépôt de bilan, trois ans après l'éviction de Paul Kammogne Fokamil y a 6 jours2Camtel, PAD, Socadel...: au Cameroun, sept entreprises publiques réalisent désormais un chiffre d'affaires de 100 milliards FCFAil y a 6 jours3Cameroun : la filiale de Castel porte son capital à 75,5 milliards FCFA pour absorber Guinness Camerounil y a 4 jours4CEMAC : après le Cameroun, la Banque nationale de Guinée Equatoriale envisage son expansion en Centrafriqueil y a 4 jours5Transport aérien : Asky Airlines brise le monopole d'Afrijet sur la liaison Yaoundé-Banguiil y a 1 jour6Cameroun : l'égyptien Arab Contractors piétine sur trois projets routiers de 134 millions de dollarsil y a 2 jours7Hydrocarbures : Brazzaville valide 23 milliards USD d'investissements chinois pour doper la production pétrolièreil y a 2 jours8Restructuration, flotte, rentabilité, location… : Camair-Co s'expliqueil y a 6 jours9Cameroun : pourquoi l'amont pétrolier peine à attirer les grandes compagnies, malgré un sous-sol sous-exploitéil y a 5 jours10ACTIVA accélère la digitalisation de son réseau de distribution avec A-Sure Coveril y a 6 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.