Les 18 administrateurs qui accompagneront le nouveau président de la Banque africaine de développement (BAD), le Mauritanien Sidi Ould Tah, au cours des cinq prochaines années, ont été élus le 28 mai dernier par le Conseil des gouverneurs, organe composé des ministres de l’Économie ou des Finances des 81 États membres de l’institution.
Un Centrafricain intègre ce cercle très restreint des décideurs de la BAD : Régis Dérant-Lakoué. Il représentera la circonscription Afrique centrale, qui regroupe, outre la Centrafrique, le Burundi, le Cameroun, le Congo, la République démocratique du Congo et le Tchad. Fils d’Énoch Dérant-Lakoué, éphémère Premier ministre sous André Kolingba (février – octobre 1993), il devient ainsi le tout premier citoyen centrafricain à accéder à ce niveau de responsabilité au sein de la BAD.
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Économiste et expert en finance internationale, Régis Dérant-Lakoué n’arrive pas en terrain inconnu. Il cumule en effet treize années d’expérience au sein de l’institution panafricaine, où il a occupé plusieurs fonctions stratégiques, notamment dans les opérations et en tant que conseiller principal d’un administrateur. Ancien cadre supérieur à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), dont il a dirigé la direction nationale en République centrafricaine, il a débuté sa carrière dans le financement des entreprises privées chez BNP Paribas, peu après l’obtention d’un Master 2 en gestion, option finance, à l’ESG Paris, complété par des certificats en finance à HEC Paris et à la Harvard Kennedy School.
Son accession au conseil d’administration de la BAD coïncide avec le début de mandat de Richard Filakota, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale de la République centrafricaine, récemment nommé coordonnateur du bureau des gouverneurs de la circonscription Afrique centrale.
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Ce bureau a pour mission de porter la voix collective des six pays de la circonscription auprès du conseil d’administration et de la haute direction de la BAD. À travers cette double nomination, la République centrafricaine affirme son leadership croissant et sa capacité à défendre, au plus haut niveau, les priorités stratégiques de la sous-région.
À noter qu’au niveau sous-régional, la Centrafrique occupe actuellement une position prépondérante dans plusieurs institutions : elle assure la présidence tournante de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) via le président Faustin Archange Touadéra, et dirige le Parlement communautaire, la première chambre de la Cour des comptes communautaire, le secrétariat général de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), ainsi que le gouvernement de la BEAC.













