Afriland First Bank, leader du secteur bancaire au Cameroun, vient de sécuriser un financement de 37,5 milliards de francs CFA (60 millions de dollars) auprès de la Société Financière Internationale (SFI), une entité de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. Ce prêt stratégique, approuvé le 2 janvier 2025, vise à renforcer l’accès des Petites et Moyennes Entreprises (PME) camerounaises au crédit, avec une attention particulière pour les entreprises dirigées par des femmes.
Selon les termes de l’accord, la SFI mobilisera directement 20 millions de dollars, tandis que les 40 millions restants proviendront de partenaires financiers tiers. Ce financement, d’une maturité de cinq ans avec une période de grâce de 12 mois, bénéficie également d’une garantie collective de 3 millions de dollars, fournie par l’Association Internationale de Développement (IDA).
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Les PME, qui constituent plus de 99% du tissu économique du Cameroun, sont au cœur des priorités de ce financement. Une part significative, estimée à 25%, sera spécifiquement allouée aux entreprises détenues par des femmes, conformément aux engagements contractuels. Ces dernières, bien que représentant 38% des entreprises nationales et jouant un rôle clé dans des secteurs comme l’industrie manufacturière, continuent de rencontrer des obstacles majeurs pour accéder aux ressources financières.
Ainsi, ce prêt marque une avancée majeure pour Afriland First Bank dans son rôle de catalyseur du développement économique national. D'ailleurs, cette initiative s’inscrit dans une dynamique déjà amorcée en septembre 2024, lorsque la banque avait signé un contrat avec l’État camerounais pour gérer une ligne de financement de 14 milliards de Fcfa destinée aux PME dans des domaines stratégiques tels que la transformation du bois, l’agriculture et les énergies. En soutenant les PME, Afriland First Bank ambitionne de contribuer à la réduction des carences du système bancaire traditionnel, souvent jugé trop exigeant pour ces entreprises. Ces dernières, bien qu’essentielles pour la création d’emplois et la croissance économique, peinent à répondre aux conditions rigoureuses imposées par certaines institutions financières classiques.



