Dans son projet de loi de Finance 2025, le gouvernement camerounais ambitionne de mettre un accent sur la promotion des énergies vertes qui peuvent être définies comme des formes d'énergie produites à partir de ressources naturelles qui sont renouvelées en permanence (elles ne s'épuisent pas avec leur utilisation, Ndlr) selon EDF. Les formes d’énergies qui découlent alors de l’énergie verte sont alors : l’énergie géothermique, l’énergie éolienne, l’énergie solaire et la biomasse.
Le projet de Loi de Finances déposé sur la table des Parlementaires indique alors que « les véhicules et motocycles à moteurs électriques, des sous positions tarifaire 8701.24 00 100 ; 8702.40 10 100 ; 8702.40.20.100 ; 8703.80 10 100 ; 8703.80.90.100 ; 8704.60 00 100 ; 8709.11 00 000 ; et 8711.60 00 000 importés à l’état ou à neuf, leurs batteries et leurs bornes de recharge, bénéficient d’un abattement de 50% sur la valeur imposable, pour un période de 24 mois.».
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Cette disposition vient confirmer l’annonce de l’introduction des véhicules électriques dans le paysage camerounais l’année prochaine faite par le ministre des Transports. C’était le 11 juillet dernier à l’occasion d’une réunion technique de préparation du lancement du programme pilote de promotion de la mobilité électrique. Derrière ce programme est adossé le projet de vulgarisation de l’usage de véhicules électriques ou hybrides dans le secteur des transports camerounais. Cette initiative privé est portée par l’Association de promotion de la mobilité électrique du Cameroun (Apeme-Cam) créée en 2023 et dirigée par le Président Directeur général de 3S Motors (concessionnaire automobile) et avec comme vice-Président le Directeur Général Totalenergies Marketing Cameroun, Patrocle Petridis. Cette dernière, veut doter le paysage routier national des véhicules électriques (4,3 et 2 roues) dès 2025, d’après les prévisions des autorités. Ceci, « afin de maintenir le pouvoir d’achat de l’Etat, facilité l’accès aux véhicules neufs et à faibles revenus aux consommateurs camerounais et renforcer la sécurité routière », selon Patrocle Petridis.
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Pour atteindre cet objectif, la stratégie adoptée par l’Apeme-Cam reste basée sur les importations de masse de véhicules électriques, greffée à cela, le soutien aux initiatives des entrepreneurs locaux dans ce secteur. Indiquons au passage qu’à date, le Cameroun dispose de 3 bornes de recharges de véhicules électriques, dont 2 à Douala et une à Yaoundé.
Nouvelle opportunité économique
Il va s’en dire que qu’avec la réduction sur les prix à l’importation des véhicules électriques, ce marché connaîtra un boom au Cameroun. Ce qui ferait à la fois les bonnes affaires du gouvernement engagé dans la lutte contre la réduction des gaz à effets de serre mais aussi des acteurs de la filière et des populations. Pour le cas précis du gouvernement indiquons que ce dernier a augmenté à 35% sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) dont 23% de réduction en conditionnel et 12% en inconditionnel pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Plus encore on peut voir en cette action du gouvernement de vouloir des déployés des mécanismes afin de bénéficier de fonds verts afin de soutenir sa stratégie de mobilisation de fonds verts qui a pris véritablement corps cette année.
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Sur le plan économique les véhicules électriques semblent être aussi une meilleure opportunité pour les consommateurs. Dans un rapport de la Banque mondiale dénommé ‘‘Economie des véhicules électriques pour le transport des passagers’’ il ressort que « les avantages financiers procurés peuvent être substantiels, même si l'on tient compte des coûts d'achat, qui sont de 70 % à 80 % supérieurs à ceux des véhicules à carburant fossile. En effet, les VE, du scooter à deux roues au bus, sont moins chers à utiliser et à entretenir. Les économies en frais d'entretien représentent à elles seules jusqu'à 5 000 dollars sur la durée d'existence d'un VE, ce qui compense largement le coût plus élevé de sa consommation électrique », renseigne la Banque mondiale. Qui révèle par ailleurs que plusieurs autres bénéfices adossés à ces véhicules. Il s’agit notamment l'amélioration de la santé publique, la décongestion du trafic automobile urbain et la réduction de la dépendance vis-à-vis de coûteuses importations de carburants fossiles.



